La presse grand public (suite)


HEPATITE B : LES RISQUES DE LA VACCINATION
Science et Vie - N° 967 - avril 1998 - Pierre ROSSION

     Une affaire de l’ampleur de celle du sang contaminé risque-t-elle d’éclater bientôt ? La vaccination contre l’hépatite B entraîne des effets secondaires souvent redoutables, dont les cas se multiplient.
Or les patients n’en sont pas avisés…

     En 1994, le ministère de la Santé engageait l’ensemble de la population française à se faire vacciner contre l’hépatite B, l’objectif étant d’éradiquer le virus. Aujourd’hui encore, des publicités à l’usage des médecins incitent à la vaccination des bébés, celle par exemple des laboratoires SmithKline Beecham. Or, il ne se passe pas de jours sans que des patients vaccinés se plaignent d’effets secondaires, dont certains sont graves. Notamment, le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique qui se traduit par une paralysie progressive des membres ; elle évolue souvent de façon favorable, mais exige fréquemment une hospitalisation.

Un virus qui se transmet comme celui du sida

     Comme celui du sida, le virus de l’hépatite B se transmet par le sang et les relations sexuelles. Il entraîne une grave maladie qui, une fois sur mille, évolue en hépatite fulminante, laquelle nécessite d’urgence une transplantation du foie, faute de quoi l’évolution est fatale. Le vaccin protège efficacement contre la maladie et sauve chaque année des milliers de vies dans le monde.
     Mais la vaccination contre l’hépatite B ne semble pas sans risque : les vaccins sont des médicaments et aucun médicament n’est anodin… Le Dr Philippe Jakubowicz, président de l’association Réseau vaccin hépatite B (REVAHB) - Association de défense des victimes du vaccin de l’hépatite B - , insiste : « C’est la première fois qu’un vaccin a des effets secondaires si variés, si graves et si fréquents. Vingt millions de français sont vaccinés, et on estime qu’environ un sur mille (20 000) a été victime d’un accident. Ces accidents couvrent un éventail d’une soixantaine de pathologies, dont la redoutable sclérose en plaques ».

     Pesant ses mots, le Dr Jakubowicz ajoute : « On ne peut plus douter de la réalité et de la diversité des effets secondaires du vaccin. Mais faute d’études épidémiologiques récentes et exploitables, il est impossible de connaître la fréquence exacte des accidents. Et le médecin conclut : « Il faut s’attendre à voir éclater une affaire de l’ampleur du sang contaminé ».


     En comparaison, le seul effet indésirable observé avec le vaccin contre le tétanos est, selon le dictionnaire Vidal, une éventuelle réaction locale qui disparaît rapidement. Même chose pour le Tétracoq, un vaccin à actions multiples (diphtérie, tétanos, coqueluche, et poliomyélite), à ceci près que sa fraction coqueluche entraîne parfois des complications neurologiques. Cependant les accidents post-vaccinaux sont de cent à mille fois moins fréquents que ceux de la coqueluche elle-même.
     C’est en 1996 qu’on a commencé à prendre conscience du danger de la vaccination contre l’hépatite B. Cette année-là, le Dr Pierre Grézard, aujourd’hui chef de clinique dans le Service du Pr Henri Perrot à l’hôpital de l’Antiquaille, à Lyon, soutenait, à l’Université Claude-Bernard-Lyon I, sa thèse de doctorat, intitulée « Accidents de la vaccination contre l’hépatite B : à propos de neufs cas observés de début 1994 à fin 1995. Les neufs patients étaient suivis dans le service du Pr Perrot.
     Parmi eux, on dénombrait, notamment, une sclérodermie en plaques (maladie dermatologique donnant des plaques fibreuses disséminées sur le corps), un lupus érythémateux (affection cutanée caractérisée par l’apparition de plaques rouges sur le visage) , deux lichens plans (dermatose se traduisant par de petites papules sèches et dures sur n’importe quelle partie de la peau) et deux granulomes annulaires (dermatose se manifestant par des nodules disposés en anneaux sur le dos des mains).
     Dans sa thèse, le Dr Grézard évoquait des centaines d’autres accidents, survenus un peu partout dans le monde et qui avaient fait l’objet d’articles dans les revues scientifiques les plus prestigieuses (1) et dans de nombreuses publications françaises.


(1)The Lancet, The American Journal of Medicine, The New England Journal of Medicine, The British Journal of Dermatology, The Chinese Journal of Gastro-enterology, The New Zealand Medical Journal …


     Les accidents signalés dans ces articles couvraient un large éventail de pathologies relevant de plusieurs domaines de la médecine : la neurologie (sclérose en plaques, démyélinisation du système nerveux), l’immunologie (fatigue chronique, lupus érythémateux disséminé), la rhumatologie (arthrite, polyarthrite rhumatoïde), l’ophtalmologie (troubles oculaires divers), l’hématologie (aplasie médullaire), l’hépatologie (hépatite). Les premiers symptômes de ces accidents étaient apparus de deux à trois semaines après l’une des deux (ou trois selon le vaccin employé) injections ou après le rappel.
     Afin d’avoir une idée précise de la situation en France, le Dr Philippe Jakubowicz créait, en février 1997, le REVAHB. Au bout d’un an d’existence, cette association a déjà recensé 692 accidents chez des personnes vaccinées. Accidents semblables à ceux qu’ont relevés les publications scientifiques internationales.

«On minimise le problème»

     Or, fait étrange, l’Agence du médicament (organisme chargé de la surveillance des accidents liés aux médicaments) n’a répertorié que 852 accidents depuis 1998, c’est-à-dire beaucoup moins statistiquement que le REVAHB. « Il est évident qu’on minimise le problème pour ne pas affoler la population », soutient le Dr. Jakubowicz.
     Pour imputer à un vaccin des effets secondaires inattendus, on fait appel à deux critères : l’imputabilité intrinsèque et l’imputabilité extrinsèque. Le premier concerne la possibilité d’une relation de cause à effet entre le vaccin administré au patient et la survenue d’un événement clinique ou paraclinique déterminé. Le Dr Jakubowiz cite le cas récent d’une personne qui, après la vaccination, avait ressenti dans les membres de vives douleurs accompagnées de troubles oculaires et d’une incapacité à coordonner correctement les mouvements.
     Au cours d’une hospitalisation de plusieurs mois à la Pitié-Salpétrière (Paris), on diagnostiqua chez la patiente une périartérite noueuse, maladie qui se caractérise par une inflammation des vaisseaux et des artères, selon un processus immunologique mal connu. Le Pr François Bricaire, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpétrière, explique : « On a supposé qu’il y avait une relation de cause à effet entre la vaccination et la périartérite noueuse quand on a découvert chez des malades ayant contracté naturellement la présence de l’antigène Hbs, qui est un fragment du virus de l’hépatite B ». Or, la patiente présentait des anticorps anti-Hbs, ce qui prouvait qu’elle avait été en contact avec cet antigène. Sa périartérite noueuse fut donc reconnue, en novembre 1997, comme un accident dû à la vaccination.

La bibliographie appelée à la rescousse

     En revanche, quand le lien entre la vaccination et les symptômes observés ne peut être scientifiquement établi, on fait appel au critère d’imputabilité extrinsèque, fondé, lui, sur les connaissances bibliographiques. Ces données sont côtés selon trois niveaux standard (B1, B2, B3), auxquels s’ajoute un quatrième, facultatif, le niveau B0. Par exemple, on attribue le niveau B3 quand les effets secondaires du vaccin ont été décrits de nombreuses fois dans la littérature scientifique. Le niveau B2 est accordé lorsqu’ils ont été rapportés deux fois. Le niveau B0 est décerné quand toutes les recherches bibliographiques se sont révélées négatives (ce score est évidemment exceptionnel).
C’est en recourant à ces deux critères qu’on a constaté les effets indésirables des vaccins contre l’hépatite B. Or, première surprise, quand on consulte l’édition 1995 du Vidal, on constate que, pour le vaccine Genhevac B, de Pasteur-Mérieux-MSD, les effets indésirables sont tous déclarés bénins, alors que, pour le vaccin américain Engerix B, de molécule voisine, le dictionnaire évoque des troubles neurologiques, heureusement rares, tels que la sclérose en plaques.
     Il faudra attendre l’édition 1996 pour que la sclérose en plaques se trouve mentionnée pour le vaccin français. Mais, seconde surprise, il est précisé que la vaccination contre l’hépatite B n’est pas à l’origine de la maladie, qu’elle contribue seulement à la réveiller. Autrement dit, le lien de cause à effet mentionné pour l’Engerix B est nié.

Deux études en cours

     Pour quelle raison ? Interrogé, le Pr Jean-Louis Imbs (Directeur du centre régional de pharmacovigilance de Strasbourg), chargé d’une étude visant à mettre en évidence les risques potentiels de la vaccination contre l’hépatite B, répond : « si l’édition 1996 a été modifiée, c’est parce que nous avons observé chez des patients atteints de sclérose en plaques une poussée de la maladie après la vaccination. En revanche, nous n’avons pas pu lier la survenue de la maladie au vaccin. Cependant, la question reste posée, car il est impossible d’éliminer tout risque. Mais, avant de remettre en question une vaccination qui sauve des milliers de vies humaines, nous aurons besoin d’informations objectives ».
     L’INSERM pilote actuellement deux études pharmaco-épidémiologiques indépendantes, dans le but de mettre en évidence un éventuel lien de cause à effet entre la sclérose en plaques et la vaccination , et de savoir si ce lien s’applique aux autres effets indésirables mentionnés dans la littérature. Les résultats ne seront connus qu’à la fin de cette année.
     Tout se passe comme si l’on avait mis la charrue avant les bœufs. Avant d’être commercialisés, les vaccins auraient dus être testés sur des volontaires, suivis pendant de longues années. Il ne semble pas que cela ait été fait. Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes adressés au Dr Benoît Soubeyrand, directeur médical aux laboratoires Pasteur-Mérieux-MSD, à Lyon, lequel a refusé de nous recevoir, sans nous donner de motif.
     En attendant, on continue de vacciner à tour de bras. Alors qu’avant 1994 la vaccination était réservée aux personnels de santé et aux groupes à risques (polytransfusés, toxicomanes, voyageurs en zone d’endémie), elle a été étendue depuis aux enfants et, à partir de 1995, aux nourrissons.


Hepatite B : effondrement des ventes de vaccins
Le Télégramme 09/01/1999 http://www.bretagne-online.tm.fr

     Les ventes de vaccins contre l’hépatite B se sont effondrées en France depuis le début de la polémique sur les dangers potentiels de ce vaccin et depuis la suspension de cette vaccination en milieu scolaire, décidée par le secrétaire d’Etat à la santé, Bernard Kouchner.

     Selon les chiffres communiqués vendredi par le secrétariat d’Etat à la Santé, la baisse de confiance des Français à l’égard de cette vaccination a débuté à la rentrée scolaire, septembre étant traditionnellement un mois « à vaccinations ».

Ventes divisées par 2,5

     En septembre 1997, les ventes de vaccin contre l’hépatite B avaient été les meilleures de l’année : 1.032.594 vaccins vendus. Mais en septembre 1998, les ventes ont plafonné à seulement 425.300. elles se sont effondrées au cours des trois derniers mois de l’année (245.000 vaccins vendus en octobre, 209.000 en novembre et seulement 225.000 en décembre). En 1997, il s’était vendu 660.000 vaccins contre l’hépatite B en octobre, 569.000 en novembre et 893.000 en décembre.

Risque de sclérose en plaques ?

     Cet effondrement est la conséquence directe des soupçons, émanant notamment d’associations, qui ont pesé récemment sur ce vaccin, laissant entendre qu’il pourrait être l’élément déclencheur de scléroses en plaques, ainsi que de la suspension décidée par M. Kouchner en vertu du « principe de précaution ».


Le professeur BEGAUD approuve la fin de la vaccination indifférenciée de la population : « Les laboratoires ont fait circuler des informations inexactes »
Libération - 13/3/2000 - Eric Favereau

     Le professeur Bernard Begaud, directeur du laboratoire de pharmacovigilance de l’université de Bordeaux, est l’un des meilleurs experts français dans la surveillance des médicaments. Il est également vice-président de la commission nationale de pharmacovigilance de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Les grandes études de surveillance des effets secondaires de la vaccination contre l’hépatite B ont été menées dans son laboratoire.

     - Est-ce une bonne décision de ne pas reprendre la vaccination dans les collèges ?
     C’est la seule qui pouvait être prise, puisque la situation n’a pas changé depuis octobre 1998. Il n’y a aucune élément nouveau attestant de l’absence totale de risques de la vaccination ni montrant que le risque est plus important que ce qu’on avait cru.

     - D’une certaine façon, c’est la fin de la vaccination de masse sur l’hépatite B ?
     Reprenons l’histoire. Tout le monde est d’accord sur le fait que le vaccin a un rapport bénéfice-risque incontestablement très favorable. Et que si l’on supprimait la vaccination, ce serait une catastrophe de santé publique. Il suffit de regarder la situation des pays sans vaccination, comme ceux du Maghreb, qui ont un taux de cancers du foie et d’hépatites fulminantes très élevé. En 1994, la France s’est lancée dans une politique de vaccination massive. Mais le problème, c’est que la décision a été prise, certes pour de bonnes raisons, mais sur des bases épidémiologiques assez floues. Cela nous a empêchés d’avoir des arguments fins, de savoir qui on devait vacciner en priorité et pour qui le bénéfice était le moins évident. A l’époque, il nous manquait beaucoup d’éléments, non seulement sur les risques éventuels, mais aussi sur les bénéfices.

     - C’est-à-dire ?
     On sait que la vaccination protège à 100 % . Mais ce qui est surprenant, voire inacceptable, c’est que l’on ne sache pas exactement combien de temps une vaccination protège. En 1994, on ne savait pas si le vaccin protégeait cinq, dix ou vingt ans. Les industriels répondaient que, comme il s’agissait d’une vaccination nouvelle, ils n’avaient pas le recul suffisant. C’est possible, mais je persiste à dire qu’il y a eu un très grand flou, qui n’a pas été de nature à rassurer quand les questions se sont posées explicitement. De ce point de vue, des études aurait dues être menées. Autre interrogation : on a beaucoup d’inconnues sur l’épidémiologie de l’hépatite B. Et, là aussi, c’est surprenant, nous disposons de très peu d’études indépendantes. On ne connaît pas le taux de passage à la chronicité, qui peut varier de 1 à 10. De même, le délai de survenue d’une cirrhose n’est pas homogène. Et personne ne peut calculer avec précision le nombre de cancers et de cirrhoses évités par la vaccination de masse.

     - Vous avez même montré que pour un adulte sans risque, le bénéfice de la vaccination n’était pas si évident…
     Je disais que si on appliquait ce qui avait été fait au début, en 1994, c’est-à-dire un rappel tous les cinq ans à un adulte qui n’est pas à haut risque, le risque cumulé de la vaccination pouvait être supérieur à celui d’une hépatite B.

     - Que pensez-vous de la vaccination systématique des nourrissons ?
     La question est complexe. D’un côté, le nourrisson n’est pas soumis au risque d’hépatite B, du moins jusqu’à ses 15 ans. Il n’a donc, dans l’immédiat, aucun bénéfice à attendre de la vaccination. Mais comme on pense que le vaccin est protecteur pendant vingt ans, voire plus, c’est une très bonne décision de santé publique puisqu’il n’y a jamais eu le moindre effet secondaire pour le nourrisson. Il n’était pas idiot de les vacciner… à condition, je le répète, que la protection dure au moins vingt ans. On nous a parlé d’études, mais on ne les a pas vues.

     - Cette politique de vaccination de masse a-t-elle été une erreur ?
     Non, cela a même été une décision courageuse et intelligente. Mais elle a été prise sur des bases incertaines. La France s’est lancée seule, trop seule, dans cette vaccination massive, car ce n’est qu’après que la Belgique, puis l’Italie y sont venues. L’erreur, c’est de ne pas avoir mieux encadré cette décision. Aujourd’hui, plus de 30 % de la population française est vaccinée. C’est énorme, cela aurait mérité une évaluation plus forte de l’efficacité.. Or, on a vacciné massivement, avec des tracts distribués dans les écoles pour vanter la vaccination, tracts qui manquaient singulièrement de recul. Cela a été si mal encadré que les médecins de PMI (Protection maternelle et infantile) ,n’étaient pas clairs sur cette question. Et, au final, les laboratoires pharmaceutiques ont eu toute latitude pour faire leur promotion. De ce point de vue, ce n’était pas une bonne politique de santé publique.

     - Que diriez-vous de l’attitude des industriels du vaccins ?
     Ils ont joué leur rôle de lobbying, et ils ont fait ce qu’il fallait pour vendre. Ce n’est pas choquant en soi. Sauf si certains arguments avancés étaient inexacts.

     - Ce qui a été le cas ?
     Oui. A deux reprises. On peut citer l’information, relayée par l’OMS, reprise par la presse, et qui affirme que la chute de la vaccination est liée à la décision d’octobre 1998 de Bernard Kouchner. C’est faux. La chute a eu lieu avant, et la décision de Bernard Kouchner a permis au contraire de relancer la vaccination sur des bases plus claires. C’est une vraie manipulation. De même, quelques mois plus tard, il y a eu un article dans Nature Médecine, financé par des industriels, avec des données scientifiquement non acceptables et aucune validation des diagnostics, comme a pu le noter l’Agence sanitaire des produits de santé. Or, utiliser ces artifices a rendu suspecte toute la chaîne de décisions. Aujourd’hui, quand j’entends dire que le risque est nul, c’est grotesque. Ce n’est pas possible.

 

Avril 1998 : Des publicités à l'usage des médecins incitent à la vaccination des bébés (SKB). Or il ne se passe pas de jour sans que des patients se plaignent d'effets secondaires.

 

 

Comme celui du SIDA, le virus de l'Hépatite B se transmet par le sang et les relations sexuelles.

 

 

 

Le Dr Jakubowicz ajoute : «On ne peut plus douter de la réalité et de la diversité des effets secondaires du vaccin. Mais faute d’études épidémiologiques récentes et exploitables, il est impossible de connaître la fréquence exacte des accidents. Et le médecin conclut : « Il faut s’attendre à voir éclater une affaire de l’ampleur du sang contaminé».

 

 

 

 

 

« Il est évident qu’on minimise le problème pour ne pas affoler la population », soutient le Dr. Jakubowicz

 

 

 

 

 

Edition 1995 du Vidal : pour le vaccine Genhevac B, les effets indésirables sont tous déclarés bénins, alors que, pour Engerix B, de molécule voisine, le dictionnaire évoque des troubles neurologiques, tels que la sclérose en plaques. Il faudra attendre l’édition 1996 pour que la sclérose en plaques se trouve mentionnée pour le vaccin français

 

 

 

 

 

 

En attendant, on continue de vacciner à tour de bras. Alors qu’avant 1994 la vaccination était réservée aux personnels de santé et aux groupes à risques (polytransfusés, toxicomanes, voyageurs en zone d’endémie), elle a été étendue depuis aux enfants et, à partir de 1995, aux nourrissons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'effondrement des ventes de vaccin hépatite B est la conséquence directe des soupçons, émanant notamment d’associations, qui ont pesé récemment sur ce vaccin, laissant entendre qu’il pourrait être l’élément déclencheur de scléroses en plaques, ainsi que de la suspension décidée par M. Kouchner en vertu du «principe de précaution»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VACCINS - La couverture des Français : Des protections inégales.
Le Figaro - 10/3/2000 - Dr Martine Perez

Dr Martine Perez
     Une photographie de la couverture vaccinale des Français a été présentée hier, au Medec, le Salon des médecins, lors d’un symposium organisé par Aventis Pasteur Mérieux MSD. (…)
Pour ce qui est de l’hépatite B, le taux de vaccination des adolescents atteint 80 %, comme l’Italie, l’Espagne, le Canada. Pour les nourrissons, le pourcentage de vaccinés reste aux alentours de 30 %.
     Selon une enquête de la Sofres pour la période 1998-1999, on constate un effondrement de la vaccination des adolescents liés à la défiance de la population en raison de relations hypothétiques entre les maladies chroniques dégénératives du système nerveux central et ce vaccin.

 

Hépatite B : le vaccin à risque
Le Progrès - 11/3/2000 - Christine Cognat

     Les autorités sanitaires ont décidé de prolonger les mesures prises en 1998 par Bernard Kouchner, c’est-à-dire de réserver la vaccination aux nourrissons et aux personnes à risque.

     Pour la première fois, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, (AFSSAPS) vient de reconnaître, à la lumière des dernières études réalisées, que « l’existence d’un risque faible d’atteintes démyélinisantes ou d’affections auto-immunes associées au vaccin contre l’hépatite B ne peut être exclue, notamment chez certaines personnes présentant des facteurs de sensibilité particuliers ». En revanche, aucun cas n’a été retrouvé chez 1,8 million de nourrissons vaccinés.
     Par conséquent, le secrétariat d’Etat à la Santé a décidé de ne pas relancer la vaccination des collégiens (…). 83 millions de doses vaccinales ont été vendues en France depuis 1984, date de la commercialisation du vaccin, jusqu’au 31 décembre 1999. Cela représente, selon le nombre d’injections considéré, entre 21 et 27 millions de personnes vaccinées, soit 34 à 45 % de la population. Un record absolu. Il était inévitable que sur ce nombre très élevé, des accidents se produisent. Aucun vaccin ne peut se vanter de n’avoir jamais d’effets secondaires. Mais ils ont été sous-estimés, en raison d’une mauvaise déclaration aux services de pharmacovigilance, et systématiquement niés par les fabricants, relayés par des « experts » travaillant souvent pour eux.
     Il aura fallu qu’une association de médecins et de patients, Réseau Vaccin Hépatite B (REVAHB), aussitôt taxée par les défenseurs du vaccin de ligue anti-vaccinale, interpelle les pouvoirs publics et dépose une centaine de plaintes au civil et quatre au pénal, pour que cet aspect soit enfin pris en compte. (…) Après analyse des déclarations effectuées auprès des autorités et comparaison avec les 1760 dossiers suspects rapportés par le REVAHB, 636 cas d’affections démyélinisantes du système nerveux central (ADSNC) contre 249 en 1998 ont été retenus, ainsi que 87 cas d’atteintes périphériques. Il faut noter que l’AFSSAPS a dressé, également pour la première fois, une liste très complète des affections éventuellement liées à la vaccination. Elles vont, de la sclérose en plaques à l’encéphalite en passant par la myélite, la papillite et la névrite optique. Et du lupus (59 cas) aux thyroïdites (22 cas) sans oublier la polyarthrite rhumatoïde (57 cas), soit 138 cas. Pour la première fois enfin, l’AFSSAPS tient réellement compte de la sous-notification. (…)
     Enfin, l’Institut de Veille Sanitaire vient également de publier une actualisation des connaissances en France concernant cette fois l’hépatite B qui est, faut-il le rappeler, essentiellement une maladie sexuellement transmissible.


Vaccin contre l’hépatite B
L’Express du 08/10/1998 - Vaccin antihépatite B (suite)
LEXPRESS.fr - Samedi 18 mars 2000 - http://www.lexpress.fr/Express/Info/Sciences/Dossier/hepatite/Dossier.asp
Annie Kouchner

     Comme l’Express le révélait le 23 avril dernier, non seulement la vaccination de masse ne s’impose pas, mais aussi elle peut être dangereuse. On ne va donc plus vacciner que les populations à risque.

     Des études scientifiques conduites en France et en Grande-Bretagne démontrent, pour la première fois, que le vaccin contre l’hépatite B pourrait être à l’origine, chez l’adulte, d’ »une augmentation de troubles neurologiques conduisant à la sclérose en plaques », comme le confirme un spécialiste. Le secrétaire d’Etat à la Santé, qui avait initié ces enquêtes, en avril dernier, vient donc d’en tirer les conclusions : la France, pays de très faible endémie, cesse de vacciner à tout va. L’hépatite B est une maladie sexuellement transmissible et peut se contracter aussi, chez les toxicomanes, lors de l’échange de seringues souillées. Sont donc suspendues les vaccinations de masse auprès des collégiens, dont on estime qu’ils ne sont pas à l’âge des premiers rapports sexuels et des contacts avec la drogue. On sursoit ainsi à une vaccination qui, contrairement à ce que laissait entendre le matraquage publicitaire des industriels, n’était, de toute façon, pas obligatoire. Le vaccin ne devrait pas, non plus, être recommandé aux adultes (à l’exception des professionnels de la santé, pour qui il est indispensable, en regard des risques encourus), car il pourrait léser leur myéline, la gaine des nerfs. Cette dégénérescence est le premier symptôme de la sclérose en plaques, une maladie grave, invalidante et que l’on ne sait pas guérir. Officiellement, plus de 300 cas de démyélinisations aiguës imputables au vaccin ont été recensées en France, parmi eux un petit nombre d’adolescents. La myéline se formant tardivement au cors du développement, seuls les petits enfants, âgés de moins de 5 ans, ne courent aucun danger : les pédiatres peuvent continuer de proposer cette vaccination. Elle est d’ailleurs bénéfique aux nouveau-nés dont la mère est infectée par le virus. Mais tous les problèmes ne sont pas résolus. Il faut à présent élucider l’origine de maladies auto-immunes (dues à un dérèglement des défenses de l’organisme) et hématologiques dont se plaignent les victimes de la vaccination contre l’hépatite B. Les expertise sont en cours.

 

Effets indésirables du vaccin hépatite B : Seize thèses de médecine en apportent la preuve
ALTERNATIVE SANTE - L’IMPATIENT - Février 2001 - N° 275 - Régis Pluchet

     Ces thèses confirment bien les très nombreux effets secondaires du vaccin contre l’hépatite B. L’une d’entre-elles va même jusqu’à remettre en cause son obligation ! Audacieux pour des études qui ont la caution de professeurs de renom.

     Depuis cinq ans, au moins seize thèses de doctorat en médecine et un mémoire de fin d’études de neurologie) ont été consacrées aux effets secondaires du vaccin hépatite B. Ces études, qui allient un travail de recherche à l’observation de différents cas, représentent un apport considérable pour mieux cerner les effets (et les méfaits) de ce vaccin. Réalisées dans les hôpitaux de plusieurs grandes villes 5amiens, Bordeaux, Lillie, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Paris, Reims, Rennes, Toulouse), elles montrent que les mêmes problèmes se retrouvent dans toute la France.
     Si l’on prend en compte l’ensemble des études, le nombre de cas observés et étudiés -une centaine- est relativement important. S’y ajoutent plusieurs dizaines de cas non retenus pour des raisons statistiques. En outre, certaines de ces thèses dressent un inventaire très «fouillé» des effets secondaires du vaccin décrits dans la littérature médicale internationale. Si les troubles neurologiques sont les plus fréquents (et les seuls étudiés parfois), la variété des maladies auto-immunes et autres effets secondaires (observés aussi bien dans les services autres que la neurologie où travaillent les auteurs de ces thèses que dans la littérature médicale) correspondent aux maladies décrites dans les témoignages que notre journal a publiés depuis 1995. : troubles cutanés, hépatiques, sanguins, polyarthrites, lupus, vascularites, périartérite noueuse, etc. Dans les cas observés, les atteintes sont souvent sévères ; si certaines régressent après traitement en milieu hospitalier mais d’autres sont durables, un décès ayant même été observé.
     Il est difficile pour les auteurs de se prononcer de manière décisive sur la responsabilité du vaccin. Mais la confrontation des données cliniques (et notamment les aggravations après une ou plusieurs nouvelles injections du vaccin), des analyses biologiques et des examens spécialisés (scanner, IRM, électroencéphalogramme) permet dans de nombreux cas de conclure à l’imputabilité de la vaccination, c’est-à-dire à sa responsabilité vraisemblable, même si cette responsabilité paraît parfois douteuse. En dehors de quelques cas où ce sont les conservateurs (mercure, formaldéhyde) ou l’adjuvant de l’immunité (aluminium) qui sont directement en cause, c’est l’antigène vaccinant lui-même qui semble être la cause ou le facteur déclenchant des troubles.
     Les auteurs sont prudents dans leurs conclusions sur la responsabilité du vaccin une prudence visiblement « diplomatique » vis-à-vis du jury. Tous estiment que la vaccination reste nécessaire, mais demandent de plus grandes précautions d’emploi, une prise en compte de nouvelle contre-indications et des études épidémiologiques plus larges (ces thèses ont été rédigées, pour la plupart, avant le changement de stratégie vaccinale décidé par Kouchner, fin 1998). L’importance des contre-indications pour les sujets ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies neurologiques est particulièrement soulignée par le Dr Catherine Bougniot. Dans sa thèse de plus de 200 pages, présentée dans le cadre d’une spécialisation en médecine du travail, Mme Bougniot notent que ces contre-indications posent un problème pour les personnels de santé pour qui la vaccination est obligatoire, dans la mesure où ils risqueraient ainsi d’être déclarés inaptes à leur emploi. Elle conclut donc en remettant en cause cette obligation. Une conclusion hardie qui prend d’autant plus de poids, lorsque l’on sait que cette thèse repose sur l’analyse minutieuse de huit cas observés dans la Fédération de neurologie de l’hôpital parisien de la Salpétrière où, depuis cinq ans, sont suivis de très nombreux cas de maladies neurologiques après vaccination hépatite B. Le professeur Lyon-Caen, chef de ce service, et le Dr Goût (qui a , selon l’auteur de la thèse, « une grande expérience des pathlogies neurologiques post-vaccinales ») figuraient d’ailleurs parmi les membres du jury.

 

Suspecté de provoquer la sclérose en plaques
Hépatite B : la justice condamne le vaccin
LE FIGARO - Vendredi 4 Mai 2001 (N° 17 645) - page éditoriale

     Le dossier très controversé du vaccin contre l’hépatite B vient de connaître un nouveau rebondissement judiciaire. La cour d’appel de Versailles a en effet estimé qu’il existait un lien de causalité entre ce vaccin et certains cas de sclérose en plaques. Le tribunal a condamné le laboratoire Smithkline Beecham, deuxième fournisseur du vaccin sur le marché français derrière Aventis Pasteur, à indemniser deux femmes victimes de la sclérose en plaques, une terrible affection neurologique.
     Sur le plan scientifique, aucun élément nouveau est venu étayer le jugement de la cour d’appel de Versailles. Les juges reconnaissant d’ailleurs qu’ « il n’est pas possible d’établir un lien de causalité direct et certain » entre le vaccin et la sclérose en plaques. A défaut de preuve scientifique, la cour a fondé sa décision sur des « présomptions graves, précises et concordantes ».
Une brèche judiciaire dans laquelle espère bien s’engouffrer les 170 plaignants qui s’estiment victimes du vaccin. Le laboratoire Smithkline Beecham, de son côté, a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation.
     La polémique autour du vaccin contre l’hépatite B fait rage depuis maintenant 5 ans. L’affaire avait débuté en 1996, lorsqu’une jeune femme s’était retrouvée paralysée à la suite d’une polyradiculonévrite survenue quelques jours seulement après avoir été vaccinée. Un premier jugement avait déjà établi un lien entre le vaccin et la maladie de la plaignante. Cette affaire est encore en cours d’expertise devant la cour d’appel de Versailles.
     La France est le pays développé où le taux de vaccination est le plus élevé. Une campagne massive de protection contre cette maladie qui se transmet par le sang et le sperme avait été lancée en 1994 par le gouvernement. Les pouvoirs publics - et les laboratoires pharmaceutiques- avaient justifié cette campagne par les risques de complication de cette maladie du foie : cirrhose et cancer. Les experts restent partagés sur le risque réel de complications. Quant à la sclérose en plaques, qui affecte 50 000 personnes en France, ses causes sont encore mal connues. La cour d’appel de Versailles a pour sa part estimé que le dossier contenait assez d’éléments pour trancher.

- Un fabricant du vaccin condamné.
- Cinq ans de controverse.
- Un marché de 1,4 milliard
- Cent soixante-dix plaintes.

 


VACCINATION - Sans preuves directes, la cour d’appel de Versailles établit un lien entre le vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques

Hépatite B : la justice condamne le vaccin.

     Le vaccin contre l’hépatite B peut-il provoquer des maladies neurologiques, et en particulier une sclérose en plaques, chez certaines personnes ? La justice vient de prendre position une nouvelle fois dans ce dossier épineux qui alimente la controverse depuis près de cinq ans. Mercredi soir, la chambre civile de la cour d’appel de Versailles a estimé qu’il existe un lien de causalité entre le vaccin Engerix B et certains cas de sclérose en plaques. La cour a condamné le laboratoire Smithkline Beecham (aujourd’hui fusionné avec le groupe Glaxo Smithkline ), le deuxième producteur de ce vaccin derrière Aventis Pasteur, à indemniser deux femmes victimes de cette redoutable affection neurologique.
     Examinant le dossier une première fois, la cour d’appel avait ordonné une expertise en avril 1999. Les experts estiment qu’il n’est pas possible d’établir un lien de causalité direct et certain », concède l’avocate des deux malades, Me Gisèle Mor. Mais, à défaut de preuve scientifique, la cour estime qu’on peut se baser sur des « présomptions graves, précises et concordantes ».
Une analyse que rejettent les avocats du laboratoire britannique Smithkline Beecham : pour que sa responsabilité soit retenue, il aurait fallu qu’un lien de causalité entre la vaccination et l’apparition de la maladie ait été démontré. La firme a annoncé hier qu’elle allait se pourvoir en cassation.
Le volet judiciaire de l’affaire est loin d’être terminé puisque pas moins de 170 plaintes ont été déposées par des personnes atteintes de scléroses en plaques et autres maladies démyélinisantes, convaincues que le vaccin contre l’hépatite B les a provoquées. Le jugement de la cour d’appel de Versailles pourrait inciter d’autres personnes à demander réparation devant les tribunaux.
Devant les craintes liées à l’apparition de ces complications neurologiques, le gouvernement avait finalement interrompu, par précaution, en octobre 1998, les massives campagnes de vac cination orchestrées dans les collèges. Mais à la fin de l’année dernière, 200 000 doses de vaccin ont encore été injectées en France. Plus de la moitié de la population française, un des taux les plus élevés au monde, a été immunisée contre le virus de cette maladie du foie dont on est loin de connaître l’incidence dans notre pays.

L’Hépatite B, généralement bénigne

     Le virus de l’hépatite B se transmet essentiellement par le sang et les relations sexuelles. Entre 65 % et 80 % des personnes contaminées ne présentent aucun symptôme et les autres souffrent d’un ictère ou « jaunisse ». Dans la majorité des cas, la guérison suit l’infection aiguë. Mais pour 10 % des personnes infectées, la maladie devient chronique avec comme corollaire un risque permanent de contagiosité et d’évolution vers la cirrhose et le cancer. Existe également des formes rares, dites hépatites fulminantes, aboutissant au décès en quelques jours. Le nombre de personnes qui se contaminent chaque année en France par l’hépatite B n’est pas connu. Cette maladie sévit sous forme épidémique dans certains pays d’Afrique et D’Asie.

Sclérose en plaques : 50 000 malades

     La sclérose en plaques est une maladie neurologique qui touche 50 000 personnes en France. Elle débute le plus souvent entre 25 et 35 ans et se manifeste d’abord, sous forme de poussées par des symptômes très variés (altérations de la marche, troubles de la vision, douleurs des extrémités des membres, paralysie transitoire …) plus ou moins régressifs. Au fil des années ,un handicap progressif s’installe. L’évolution est variable. Si 50 % des patients ont besoin d’une canne pour marcher au bout de 15 ans après le début de la maladie, certains ne souffriront que d’une forme bénigne et d’autres d’une forme très invalidante. La cause est inconnue, mais les symptômes sont la conséquence de la destruction de la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses.

 

 

 
Sept ans de suspicion

LE FIGARO - Vendredi 4 mai 2001 -Dr Catherine Petitnicolas

     La saga de la vaccination de masse contre l’hépatite B démarre en fanfare en France en juillet 1994. Le ministre délégué à la Santé, Philippe Douste-Blazy à l’époque, décide de lancer une vaste campagne en direction des nourrissons, des pré-adolescents dès leur entrée dans le secondaire, et plus globalement des adolescents, avec prise en charge du vaccin par la Sécurité Sociale à 65 %.
     Mais vu les coûts faramineux d’une telle politique, les pouvoirs publics négocient avec les fabricants pour réduire leur prix, particulièrement élevés - plus de 100 francs la dose - la vaccination totale nécessitant trois injections plus un rappel un an plus tard. Objectif, protéger chaque année 750 000 jeunes du virus qui peut se transmettre lors des premières relations sexuelles, car, dixit le ministre, « l’hépatite B constitue l’un des risques infectieux majeurs de cette fin de siècle ».
     Une aubaine pour les fabricants de vaccins et une dramatisation qui affole tout le monde. Des familles entières se précipitent chez leur médecin pour bénéficier du précieux viatique. La demande est telle que les capacités des laboratoires sont dans les premiers temps débordés et leurs pharmacies en rupture de stock.
     Cinq ans plus tard, le tiers de la population française est vacciné contre une maladie dont l’incidence reste pourtant très faible dans l’Hexagone, ne concernant presque exclusivement que les toxicomanes et les personnes originaires de certains pays africains ou asiatiques durement frappés par le virus.

     Mais très vite, les responsables de la pharmacovigilance, ceux qui surveillent les effets secondaires des médicaments et des vaccins, sont en état d’alerte. Le professeur Lyon-Caen, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à paris signale une vingtaine de cas de maladies démyélinisantes - sclérose en plaques et polyradiculonévrites - apparues peu de temps après l’injection des doses de vaccin. Une coïncidence étrange qui soulève des interrogations au sein de l’Agence du médicament.

     Au 15 décembre 1994, on recense environ 240 cas neurologiques suspects. C’est peu par rapport au grand nombre de personnes déjà vaccinées, certes. Mais l’enquête reste ouverte et les experts décident de modifier l’intitulé des notices et du « Vidal », le grand dictionnaire des médicaments en y inscrivant une mise en garde vis-à-vis du vaccin pour les personnes atteintes de scléroses en plaques. Mais il faudra attendre un an, en novembre 1995, pour que les généralistes reçoivent un courrier d’avertissement allant dans ce sens.

     Fort logiquement, vu le grand nombre de personnes vaccinées en un temps record, les premières notifications d’effets secondaires proviennent de l’Hexagone. Toute vaccination ayant pour fonction de stimuler le système immunitaire, il est licite de se poser la question de savoir si elle ne peut pas aussi déclencher des poussées de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques mais aussi la sclérodermie, le lupus érythémateux, ou encore la polyarthrite rhumatoïde chez des personnes prédisposées.
     Toujours est-il que devant la multiplication des cas, une association de victimes du vaccin - Revahb - www.revahb.com - qui n’a rien à voir avec les habituelles ligues antivaccins, se crée et mène sa propre enquête.
     « C’est la première fois qu’un vaccin a des effets secondaires si variés, si graves et si fréquents. Vingt millions de français sont vaccinés et l’on estime qu’environ un sur mille, soit 20000 personnes, a été victime d’un accident », soutient en 1998 le docteur Philippe Jakubowicz, alors président de cette association. Coup de théâtre, le 1er octobre 1998, le secrétaire d’Etat à la Santé Bernard Kouchner décide de suspendre provisoirement les campagnes de vaccination dans les collèges, tout en continuant à a recommander pour les nourrissons. Car deux grandes enquêtes épidémiologiques menées afin de voir s’il existe un lien de temporalité entre scléroses en plaques et cette vaccination, montre qu’il y aurait un petit risque multiplicateur pour la sclérose en plaques de l’ordre de 1,5 à 1,6. « Un tout petit risque certes mais mon impression est qu’il y a tout de même quelque chose », commente alors le Professeur Bernard Bégaud (Bordeaux) qui a passé en revue les cas survenus de 1994 à 1996 dans 18 services de neurologie, l’autre enquête ayant été conduite par le professeur Lucien Abenhaim, grande pointure de l’épidémiologie clinique, qui a passé au crible une base de données britanniques qui regroupe plus de cinq millions de patients suivis par des généralistes.
     Cette décision suscite une certaine incompréhension car le message est compliqué -on arrêt e le vaccin chez les collégiens en médecine scolaire mais on continue chez les nourrissons. Elle déclenche aussi la colère de l’Organisation mondiale de la santé. Quant aux vaccinations, elles sont en chûte libre.
     Un an et demi plus tard, en mars 2000, le ministère décide d’entériner ces mesures provisoires, sur la base d’autres études de pharmacovigilance menées par l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé. Ces études menées pour vérifier s’il existe une majoration de maladies auto-immunes, montrent là encore « une zone d’ombre bien qu’on ne puisse mettre en évidence aucun lien vraiment significatif ».
     Mais en février dernier, les laboratoires tiennent leur revanche. Deux études, en partie financées par eux et publiées dans le New England Journal of Medicine du 1er février « suggèrent l’absence de lien entre ce vaccin et l’apparition ou la rechute de scléroses en plaques ». Mais certains comme le professeur Bégaud reprochent le manque de puissance statistique de l’une des études et sa méthodologie.
     Plus globalement dans toute cette affaire , certains experts estiment que la décision de vacciner si massivement a été prise sur des bases épidémiologiques assez floues. Et surtout, ils mettent en doute les projections excessives qui avaient été faites sur la possible survenue de complications, cirrhose et cancer du foie.

 

 

Effets indésirables du vaccin contre l’hépatite B : L’aluminium en cause
Alternative Santé - L’Impatient - Février 2001 - N° 275

Editorial - Pierre Dhombre

La preuve est faite

     La preuve du lien de causalité entré le vaccin contre l’hépatite B et ses effets secondaires néfastes est établie par une équipe de chercheurs français. C’est un dérivé de l’aluminium, l’hydroxyde d’aluminium, ajouté au vaccin pour stimuler les défenses immunitaires, qui provoque la grande fatigabilité des personnes vaccinées, leurs douleurs musculaires et articulaires chroniques, les maladies de leur système immunitaire (sclérose en plaques, lupus, etc). Ce n’est peut-être pas la seule cause des problèmes post-vaccinaux mais c’en est une. Etablie, vérifiée, scientifiquement prouvée. Les juges qui auront à apprécier les situations dramatiques de santé suite à la vaccination ne pourront plus ignorer cette nouvelle pièce au triste dossier du vaccin.

     Ces informations, dont nous publions le détail(…) sont d’une importance capitale pour toutes les victimes qui cherchent à se faire indemniser. Si jusqu’à présent, les défenseurs des labos, le monde médical et jusqu’au secrétariat d’Etat à la Santé pouvaient oser affirmer, au mépris de la souffrance des victimes, que la preuve du lien de causalité n’était pas faite, désormais c’est faux.

     Bien sûr, les chercheurs qui ont vérifié ce lien sont d’une prudence extrême. Ils le savent, leur découverte est une bombe. Ils affirment qu’il faut encore des confirmations et des études complémentaires. Il demeure qu’ils ont prouvé que l’hydroxyde d’aluminium est à l’origine d’une nouvelle maladie qu’ils ont appelée la myofasciite à macrophages. Or l’hydroxyde d’aluminium est présent dans le vaccin hépatite B, mais aussi dans d’autres vaccins : hépatite A, fièvre jaune, diphtérie, tétanos, polio, etc. Dans tous les cas observés par les chercheurs, les personnes avaient été vaccinées.

     Cette information sur les effets de l’aluminium n’est pas absolument nouvelle. Notre collaborateur Régis Pluchet, dans notre hors-série le Guide des vaccinations, titrait déjà : « Alerte à l’aluminium et au mercure dans les vaccins » (hors-série 20, page 52), et dans les pages suivantes de ce numéro, il montre que le débat hydroxyde d’aluminium - choix d’un autre adjuvant à base de phosphate de calcium existe depuis longtemps. Les laboratoires ont finalement tranché… pour la plus mauvaise solution.

     La communauté scientifique va-t-elle pouvoir minimiser longtemps cette découverte ? Le secrétariat d’Etat à la Santé va-t-il prendre les décisions qui s’imposent ? Nos confrères journalistes vont-ils avoir l’audace d’en informer le public ?

     Répétons-le, c’est là une information sans précédent. Même si, comme nous le révélons, elle n’est pas inconnue des pouvoirs publics et si le comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l’OMS a validé les travaux des Français, ainsi que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

     Mais les journalistes médicaux informent-ils ? C’est la question que pose avec courage l’un de nos confrères, Eric Giacometti, du Parisien, dans un livre qu’il faut absolument lire : La Santé publique en otage, les scandales du vaccin contre l’hépatite b. Point par point il démonte l’engrenage économico-politico-journalistico… fétide de l’affaire du vaccin hépatite B, la stratégie uniquement mercantile des labos, la complicité - désormais bien connue - du politique, le mutisme des journalistes qui en reçoivent les dividendes, le consensus mou à la française face à la liberté de pensée américaine.

     Comment interpréter la volonté délibérée des Français de ne pas informer sur les effets secondaires ? Sans doute par la peur d’affronter le courant pro-vaccinaliste majoritaire, parce que le courage est la chose du monde la moins partagée dans les « élites » ! Mais certainement aussi parce que les « responsables » se disent à mi-voix qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, que la vaccination étant « bonne » globalement, il ne faut surtout pas affoler la population en lui révélant ses bavures.

     La maman d’une jeune femme atteinte de myofasciite après vaccin hépatite B nous a contactés récemment. « Les médecins ne veulent pas savoir. Les spécialistes ont peur que nous parlions. Ma fille Rébecca a aujourd’hui 21 ans. Elle a été vaccinée en 1994 contre l’hépatite B, après ses premiers troubles en cours de l’année 2000, les neurologues ont affirmé que c’était « dans la tête », mais une biopsie en août dernier a révélé qu’elle était atteinte d’une myofasciite due à l’aluminium. Ma fille est invalide. Je suis très inquiète, il n’y a pas de traitement à cette maladie. « Les victimes ont peur, elles craignent que ça ne dégénère en maladie du système immunitaire… »

     Maintenant que tout est sur la place publique, personne ne pourra dire « On ne savait pas ». Que l’Etat, les médecins, les labos et les juges disent la vérité. Ne pas le faire serait criminel.


VACCIN HEPATITE B : L’aluminium au banc des accusés
Régis Pluchet - ALTERNATIVE SANTE L’IMPATIENT - Février 2001 - N° 275

     L’une des causes des accidents du vaccin hépatite B a été découverte par des chercheurs français. Ce sont des adjuvants vaccinaux à base d’aluminium.
La responsabilité de l’aluminium est reconnue depuis 1999 par l’OMS et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Mais rien n’a été rendu public. Pourquoi ?

     J’ai été vaccinée contre l’hépatite B en 1996. Depuis, je suis atteinte de douleurs musculaires et d’une grande fatigue. Lorsque mes muscles s’épuisent, je suis obligée de me tenir aux murs pour marcher. Je n’ai que deux heures d’autonomie par jour, au bout desquelles je dois laisser mon corps se reposer le reste de la journée. Lorsque je suis fatiguée, j’ai des problèmes d’élocution, des difficultés de mémorisation, du mal à mâcher et à avaler, des troubles digestifs et urinaires. … écrit Patricia. « Au bout de quatre ans, on a découvert que j’étais atteinte d’une maladie rare : la myofasciite à macrophages. Pourquoi ne parlez-vous pas de cette maladie ? ( …)

     C’est aussi la même maladie qui frappe Didier. En 1994, avant de partir au service militaire au Sénégal, il reçoit, en l’espace de deux mois, six vaccins en neuf injections, dont trois pour le vaccin hépatite B Un an plus tard, en septembre 1995, les premiers symptômes de fatigue se déclarent, puis, au cours de la marche, il s’effondre : il est hospitalisé à Dakar, réhospitalisé début 1996 à Paris. Atteint de douleurs musculaires et articulaires et d’une grande fatigue, il précise. Il précise sur le site Internet qu’il vient d’ouvrir : « J’ai repris ensuite des activités sportives. Cela a été très difficile. Au bout d’un an, j’ai du m’arrêter, car je tombais malade pendant les entraînements. Depuis mon état se dégrade lentement mais sûrement ».

     En 1998, une équipe de spécialistes français des myopathies, membres du Germmad (Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) décrit dans le Lancet (N° 352 du 1er août 1998) (1) l’apparition d’une nouvelle maladie musculaire inflammatoire d’origine inconnue qu’ils baptisent du nom de myofasciite à macrophages (MFM).

Une nouvelle maladie musculaire…

     Cette maladie se caractérise par des douleurs musculaires et articulaires diffuses, touchant particulièrement les membres inférieurs, souvent déclenchées ou aggravées par un effort musculaire important (la maladie touche des adultes jeunes et souvent sportifs), devenant progressivement chroniques et invalidantes, accompagnées dans de nombreux cas d’une fatigue persistante et, éventuellement de fièvre ou d’autres symptômes. Sur le plan biologie, les analyses montrent une stimulation chronique du système immunitaire et la présence de divers auto-anticorps circulants. Des lésions musculaires sont décelables par biopsie et elles s’accompagnent de la présence de macrophages (2) d’où le nom de la maladie.

     Au fil des mois, le nombre de cas recensés dans les principaux centres français de pathologies musculaires augmente : de 120 à 130 MFM pour la période 1993-2000. Les membres du Germmad publient les résultats de leurs recherches dans plusieurs grandes revues médicales françaises et internationales (Journal of Neurology, Arthritis Rheum, Neuromuscular Disorders, Revue de médecine interne, la Presse médicale , etc). La MFM est classée dans les maladies orphelines. Elle est signalée au CDC (Centre de contrôle des maladies aux Etats-Unis) et à l’Organisation mondiale de la Santé. Une enquête épidémiologique nationale est menée par l’institut national de veille sanitaire, en collaboration avec le Germmad, afin d’identifier l’origine du mal. Les chercheurs évoquent soit une infection, soit une cause environnementale, notamment une intoxication alimentaire ou médicamenteuse.

… provoquée par un dérivé de l’aluminium des vaccins

     L’enquête permet d‘aboutir en 1999, et de mettre en cause un dérivé de l’aluminium. En effet, après biopsie, toutes les analyses de microscopie électronique des macrophages (2) montrent la présence d’un corps étranger. L’analyse de cette substance révèle ensuite qu’il s’agit d’hydroxyde d’aluminium. L’hydroxyde d’aluminium est un adjuvant utilisé dans de nombreux vaccins, pour ses propriétés immunostimulantes. La totalité des patients ont été vaccinés avec des vaccins contenant cet adjuvant, dans les mois ou les années précédant la survenue des troubles, et les biopsies permettent de déceler systématiquement des lésions typiques de la maladie sur le site habituel d’injection des vaccins (muscle deltoÏde : muscle de l’épaule). En outre, des rats à qui l’on injecte un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium présentent les mêmes lésions musculaires. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas voir le lien de causalité entre la maladie et les vaccinations.

     En octobre 1999, le Comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l’Organisation mondiale de la santé valide les travaux des chercheurs français : « Les faits qui ont été soumis au Comité prouvent l’existence d’une entité histopathologique distincte, appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d’une part par la présence dans le deltoïde d’amas denses, persistants et localisés de macrophages (….), accompagnés d’inclusions cristallines d’aluminium, et d’autre part par une réaction inflammatoire chronique » » (Relevé épidémiologique hebdomadaire de l’O ;S, 15 octobre 1999).

 

« Le vaccin hépatite B est le plus suspecté »

     L’OMS, tout en constatant que les chercheurs ont fait la preuve que les injections d’aluminium chez les rats entraînent les mêmes lésions, émet quelques réserves. Elle ne reconnaît pour le moment que l’existence d’un lien entre ces lésions et l’aluminium et demande des études plus larges, pour prouver le lien entre le vaccin et les symptômes des malades, notamment chez ceux qui sont atteints simultanément de MMF et d’une maladie auto-immune. Dans l’attente, l’OMS refuse de modifier les recommandations concernant les vaccinations.

     Le Pr Chérin de l’hôpital de la Salpétrière, qui anime le Germmad avec le Pr Gherardi, de l’hôpital Henri-Mondor, nous a confirmé qu’une enquête épidémiologique était en cours : « Le vaccin hépatite B est le plus suspecté, parce que c’est le plus utilisé. Mais il y a aussi le vaccin hépatite A et d’autres vaccins qui contiennent de l’aluminium et d’autres sources d’aluminium. Nous ignorons si c’est une question de doses du vaccin ou si les personnes qui font ces maladies ont une susceptibilité génétique. Il y a des hypothèses mais nous devons rester prudents dans l’attente de nouvelles études », assure-t-il. Comme les autres chercheurs, il ne veut pas en dire plus et minimise les effets indésirables de l’aluminium : « la myofasciite est une maladie peu douloureuse et qui ne s’aggrave pas », concédant juste : « Il y a des cas plus sévères lorsque la myofasciite est associée à d’autres maladies ».

     Un jugement démenti par les témoignages des victimes. Comme Patricia et Didier, la mère de Rébecca insiste sur la gravité des symptômes : « Depuis un an, ma fille ne peut plus sortir seule, elle a besoin d’être aidée pour marcher. A 21 ans, elle doit poursuivre ses études par correspondance. Elle a été vaccinée contre l’hépatite B en 1994 et contre le tétanos en 1996, deux vaccins qui sont de l’aluminium. Les premiers symptômes ne sont apparus qu’au mois de janvier 2000. Au début, les médecins n’y comprenaient rien, le problème avec cette maladie, c’est qu’il n’y a rien dans le sang. Le diagnostic de myofasciite n’a été établi qu’au mois d’août 2000, après une biopsie. Les spécialistes reconnaissent que cette maladie est invalidante, mais pour eux ça se limite à une grande fatigue musculaire. Ils ne veulent pas entendre parler des autres symptômes : difficultés de concentration et d’élocution, besoin de dormir de longues heures avec un sommeil très profond. Je connais une dizaine de personnes atteintes de MFM et toutes ont ces symptômes. Personne ne sait comment la maladie peut évoluer dans l’avenir. Les spécialistes nous déconseillent de parler avec les autres malades, il ont peur qu’un nouveau scandale éclate ».

     Après l’affaire du sang contaminé et celle de la vache folle, ces spécialistes craignent les tempêtes médiatiques. Mais, outre le témoignage des victimes, les études, résumés d’études et communications déjà publiées ne laissent guère de doute sur le lien de causalité entre le vaccin hépatite B (ou éventuellement d’autres vaccins contenant de l’aluminium) et la MFM ainsi que ‘autres maladies. Le Pr Gherardi doit s’exprimer prochainement sur ce sujet dans le cadre de la mission parlementaire sur le syndrome de la guerre du golfe, que les vaccins aluminiques pourraient en partie expliquer.

     La découverte du Germmad révèle une toxicité insoupçonnée, avec la persistance à long terme (plusieurs années) de l’aluminium sur le site de vaccination. Cet aluminium a des propriétés neurotoxiques et il semble mobiliser le fer présent dans l’organisme, ce qui pourrait expliquer le syndrome de fatigue chronique accompagné de douleurs musculaires et articulaires. En outre, l’activation immunitaire chronique produite par l’aluminium, dont témoignent les analyses biologiques, pourrait favoriser des réactions auto-immunes. Aussi les chercheurs du Germmad pensent-ils que l’aluminium pourrait être la cause des maladies auto-immunes dont souffrent 34 % des malades atteints de MFM. La plus fréquente de ces maladies et la sclérose en plaques (13 % des cas), qui s’expliquerait aussi bien par les effets auto-immuns de l’aluminium que par sa toxicité sur le système nerveux. Une étude du Pr Gherardi et Chérin à paraître dans une revue scientifique doit faire prochainement le point sur toutes ces questions et sur les liens entre la myofasciite et les maladies du système nerveux central, comma la SEP.

     Leur découverte s’explique par une coïncidence : contrairement à leurs confrères étrangers, les myopathologistes français ont l’habitude de faire leurs biopsies au niveau du deltoïde, site d’injection des vaccinations.

 

L’innocuité des vaccins est remise en cause

     C’est aussi la raison pour laquelle il y a très peu de cas de MMF chez des jeunes enfants, chez qui la vaccination se fait dans la fesse (l’OMS signale toutefois trois cas de MMF chez de jeunes enfants).

     La découverte des chercheurs a des conséquences considérables, car elle remet en cause l’innocuité des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium. Il est possible que la majorité des personnes vaccinées avec de tels vaccins ne fassent pas de réactions à ce produit et que des facteurs génétiques expliquent la réaction des autres. Toutefois, sachant désormais que l’aluminium est susceptible de rester plusieurs années dans l’organismes des personnes vaccinées, de se cumuler avec d’autres sources d’aluminium et de déclencher des symptômes après un effort physique intense, il est urgent d’analyser la toxicité réelle des adjuvants aluminiques et le rapport bénéfices/risques qui en résulte.

     Le vaccin hépatite B est particulièrement en cause, parce qu’il a été utilisé sur une grande échelle. Certes, il n’est pas prouvé que tous les effets indésirables de ce vaccin soient dus à l’aluminium. Certains pourraient être provoquées par d’autres composants du vaccin. Mais de nombreux malades sont atteints de symptômes difficiles à étiqueter, accompagnés d’une grande fatigue et de douleurs musculaires et articulaires chronique, comme nos enquêtes sur ce vaccin l’ont montré depuis cinq ans. Ces malades vont peut-être pouvoir enfin trouver une explication à leurs problèmes, en s’adressant aux spécialistes de la MFM. En outre, tus ceux qui sont atteints de SEP ou d’une maladie auto-immune après vaccin hépatite B ont eux aussi intérêt à vérifier s’ils ne sont pas simultanément atteints de MFM et d’une intoxication à l’aluminium qui serait la cause ou l’une des causes de leur maladie. Une enquête épidémiologique s’impose comprenant notamment une biopsie musculaire au niveau du deltoïde et la recherche d’une hyperactivaton imunitaire. Selon le Pr Gherardi, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et l’Institut national de veille sanitaire s’y préparent, en collaboration avec les laboratoires Aventis-MSD et l’OMS.

     Un lien de causalité étant désormais établi, lorsque l’affaire sera rendue publique, il sera difficile à l’administration et aux tribunaux de laisser les victimes sans indemnisation. Difficile aussi de continuer à cacher que tout a été fait pour étouffer les travaux des chercheurs qui dénonçaient depuis trente ans la toxicité de l’aluminium (encadré). Sans attendre des études supplémentaires, le principe de précaution doit conduire à la suspension immédiate des vaccinations obligatoires avec les vaccins à base d’aluminium.


Vingt ans de controverse sur l’aluminium

     Les vaccins inactivés sont moins actifs quand ils ne sont préparés qu’avec la souche vaccinale. Aussi les fabricants de vaccins utilisent-ils des adjuvants de l’immunité qui renforcent leur action. L’hydroxyde d’aluminium est le principal adjuvant utilisé aujourd’hui et on le trouve dans les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B, la fièvre jaune et dans la plupart des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la polio, qu’ils soient utilisés seuls ou en association avec d’autres vaccins (Pentacoq, Infanrix). Pourtant, il y a plus de vingt ans que cet usage est discuté en raison de la toxicité de l’aluminium. Ce produit chimique est connu pour ses effets allergisants et certains chercheurs mettent en cause sa toxicité pour le système nerveux, le soupçonnant d’être l’une des causes de la maladie d’Alzheimer. Comme nous l’expliquons dans notre Guide des vaccinations (hors-série N°20), à l’époque où Pasteur Vaccins était un laboratoire de l’Institut Pasteur, ses chercheurs avaient mis au point un adjuvant à base de phosphate de calcium. Il y a quinze ans, une polémique avait éclaté entre les chercheurs de Pasteur et ceux de Mérieux à propos de la toxicité des adjuvants aluminiques. Peu après, Les laboratoires Mérieux rachetèrent Pasteur Vaccins. L’affaire fut enterrée, les vaccins à base de phosphate de calcium disparurent et l’utilisation de l’hydroxyde d’aluminium fut généralisée. Il est aujourd’hui très difficile de se procurer des vaccins inactivés non absorbés sur hydroxyde d’aluminium - Régis Pluchet -.


Syndromes des guerres du Golfe et des Balkans : et si l’aluminium … ?

     Alors que des enquêtes démarrent sur les effets de l’uranium appauvri, la découverte des chercheurs du Germmad (Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) dont un sérieux crédit à l’hypothèse selon laquelle les vaccins pourraient être à l’origine d’une partie des syndromes apparus après les guerres du Golfe et des Balkans. Si la responsabilité de l’aluminium est peu probable dans les leucémies, elle est envisageable dans tous les cas où les symptômes ressemblent à ceux de la myofasciite à macrophages. Le Pr Gherardi propose qu’une étude soit réalisée chez tous les patients se déclarant souffrir des ces syndromes , pour vérifier la responsabilité de l’aluminium. - Régis Pluchet -

 

ERIC GIACOMETTI : « Sans l’association qui regroupe les victimes du vaccin hépatite B, rien n’aurait pu avancer »
Interview ALTERNATIVE SANTE - L’IMAPTIENT - Février 2001 - N°275

     Eric Giacometti a largement contribué à rendre public le scandale du vaccin hépatite B, par ses enquêtes parues à la fin de l’année 1996 dans VSD et dans Le Parisien depuis. Il vient de publier « La Santé publique en otage. Les scandales du vaccin contre l’hépatite B » (éd. Albin Michel) où il dénonce les lobbies et la loi du silence

     ALTERNATIVE SANTE - L’IMPATIENT : Voyez-vous des ressemblances entre l’affaire du vaccin hépatite b et celle du sang contaminé ?

     Eric Giacometti : Dans les deux cas, on peut constater l’ omerta », la loi du silence, des journalistes médicaux. Quand les victimes du sang contaminé ont voulu alerter les journalistes, elles se sont fait renvoyer. Avec le vaccin hépatite B, c’est pareil. Mis à part, votre mensuel, les rédactions n’ont pas voulu voir les victimes. Les quelques journalistes qui ont enquêté sur ces sujets, n’étaient pas, à de rares exceptions, des journalistes chargés des questions médicales.
Deuxième ressemblance, la rétention des informations. Les pouvoirs publics savaient dès l’automne 1994, au moment du lancement de la campagne de vaccination dans les collèges, qu’il y avait des problèmes avec ce vaccin. Pourquoi ont -ils attendu un an pour prévenir les médecins ?
Mais il y a aussi de grandes différences. Lorsqu’un lot de sang était contaminé, tous ceux qui étaient transfusés avec ce sang étaient contaminés par le virus du sida. Tandis que le vaccin n’entraîne pas des effets secondaires chez tous ceux qui sont vaccinés. Autre différence : dans l’affaire du sang contaminé, il y a beaucoup plus d’argent qui circule. Dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, l’omerta ne repose pas sur l’argent, mais sur un tabou : on ne peut pas remettre en cause un vaccin. On ne peut pas parler de cette affaire, parce que l’on estime que cela nuirait au public. Les journalistes ne font pas leur travail pour vérifier qu’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise raison et il y a censure.

     Vous mettez particulièrement en cause les journalistes. Que pensez-vous des ambiguités du ministère de la Santé qui finit par reconnaître qu’il y a un problème et qui assure en même temps qu’il ne faut pas affoler les populations ?

     L’ambiguité du ministère existe depuis le début. Lorsque Kouchner a arrêté la campagne dans les collèges, il s’est heurté à une lever de boucliers des associations de pédiatres, et de celles de parents d’élèves, en passant par l’OMS, les laboratoires et les journalistes médicaux. Dans ces conditions, je ne pense pas qu’il pouvait retirer le vaccin. Il a choisi une solution intermédiaire. Dans le contexte, il a su prendre une décision courageuse.

     Mais ce n’est pas le principe de précaution qui a joué. C’est ce que j’appellerais le principe de rattrapage. On rattrape toutes les erreurs qui ont été faites avec la vaccination tous azimuts. Kouchner n’a pas décidé l’arrêt de la vaccination, mais le retour à une politique de vaccination individualisée, ciblée sur les populations à risque, avec une analyse des contre-indications qui aurait dû être la position de départ. Le vrai principe de précaution, cela aurait été de retirer le vaccin.

     Autre ambiguité, Le Parisien a déclenché une tempête médiatique en révélant que des victimes sont indemnisées, un lien de causalité étant reconnu entre la vaccination et leur maladie. Or le ministère a déclaré que ce lien n’était pas reconnu, mais qu’il fallait indemniser les victimes parce qu’on ne pouvait pas l’exclure. On a « balancé » ce communiqué uniquement pour éteindre le feu médiatique. Ce communiqué était un modèle de tartuferie, comme vous l’avez écrit dans votre journal.

     L’Agence et le ministère ont-ils une volonté réelle de faire toute la lumière sur ce problème ?

     L’Agence du Médicament a donné l’alerte. Son plus gros budget sur les effets indésirables concerne le vaccin hépatite B Elle a fait son boulot. Mais le gouvernement s’abrite derrière les études épidémiologiques. Or, et c’est là une des clefs de l’affaire, il ne faut pas tout attendre des études épidémiologiques. Celles-ci ne peuvent montrer qu’un risque fort à l’échelle d’une population importante. Si le risque ne concerne que deux mille personnes ou un peu plus, c’est un risque faible et les études épidémiologiques sont quasiment incapables de le déterminer. Mais, comme l’a écrit le Pr Bégaud, on peut très bien reconnaître une imputabilité sans qu’il y ait des études statistiques.

     Pourquoi le gouvernement ne fait-il que comptabiliser les victimes et pourquoi n’y a-t-il pas de recherches faites sur le lien de causalité ? Il y a quand même quatre à cinq pistes qui tiennent la route. Ce n’est pas compliqué de mettre quelques labos là-dessus. Est-ce à cause des liens de l’Inserm avec les laboratoires pharmaceutiques que rien n’est fait ? Quant à l’Institut de veille sanitaire, il est tenu par des gens qui sont à priori favorables au vaccin.

     Je pense que le ministère ne joue pas le jeu des labos. Mais il a peur que les gens ne comprennent pas une remise en question du vaccin. Nous avons tous été tellement conditionnés, moi le premier, à croire qu’un vaccin est toujours bon et efficace ! Après une période de mauvaise foi flagrante, le gouvernement a collaboré avec le REVAHB, l’association qui regroupe les victimes. S’il n’y avait pas eu le Revahb, il n’y aurait rien eu. Son rôle a été essentiel pour lancer une enquête et pour la médiatisation de cette affaire.

     Malgré tout ce qui a été dit, l’idée générale reste qu’il y a une rumeur plutôt qu’une réalité. L’affaire n’a pas vraiment éclaté. Pensez-vous que cela tient à l’idéologie vaccinale en France ?

     C’est vrai, on parle beaucoup de quelques cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob transmise par la vache folle alors qu’il y a 1800 à 2000 victimes du vaccin hépatite B. On peut s’étonner que les journalistes et les politiques ne s’en inquiètent pas plus. Aux Etats-Unis, il y a une commission d’enquête parlementaire qui a entendu les victimes du vaccin hépatite B.

     Je ne pense pas pour autant que ce soit l’idéologie vaccinale qui soit à l’origine de cette situation. Ce sont les effets indésirables des médicaments qui sont un sujet tabou. En coulisses, on sait qu’il y a beaucoup de problèmes, mais les journalistes qui encensent les nouveaux médicaments, après avoir bénéficié des faveurs des laboratoires, n’ont plus rien à en dire lorsqu’on découvre que ces médicaments ont des effets secondaires.

     Pour avoir une information sûre, concernant les médicaments, on ne peut se fier à personne . Pas plus au ministère de la Santé, aux experts, à son médecin qu’aux journaux. En matière de médicaments, la démocratie n’existe pas en France. Il nous manque un véritable pouvoir consumériste fiable et efficace sur ce sujet. Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, les associations de consommateurs ne font pas leur boulot dans ce domaine. Les seuls à faire des enquêtes sur les effets secondaires des médicaments, ce sont la revue médicale Prescrire et vous, ALTERNATVE SANTE - L’IMPATIENT, pour les usagers.
(Propos recueillis par Pierre Dhombre et Régis Pluchet.)

 

ENQUETE - Interview du Pr. ROMAIN GHERARDI : « Il est très important qu’une enquête soit mise en route » Chef du service d’histologie de l’hôpital Henri Mondor (Créteil)
ALTERNATIVE SANTE - L’IMPATIENT - Avril 2001 - N° 277 - Régis Pluchet

     Les recherches montrent que l’aluminium des vaccins peut rester plusieurs années chez les vaccinés et expliquent sans doute des réactions auto-immunes, dont la sclérose en plaques.

     Alternative Santé - L’Impatient - Comment avez-vous pensé à la responsabilité de l’aluminium ?

     Pr Romain Gherardi : Le 1er août 1998, j’ai publié avec Michel Coquet, Patrick Chérin et plusieurs collègues un article dans le Lancet, qui décrivait une nouvelle maladie en plein développement : la myofasciite à macrophages (MFM). Cette maladie est très bien caractérisée par des lésions typiques, mises en évidence par des biopsies, par des douleurs musculaires et articulaires diffuses qui prédominent souvent dans les membres inférieurs, et par un syndrome de fatigue chronique, c’est-à-dire une fatigue prolongée pensant plus de six mois, associé à un sentiment de sommeil non réparateur. On ne sait pas vraiment ce que signifie ce syndrome, mais il est relativement fréquent dans les pays développés. De plus, environ un tiers des patients ont une maladie auto-immune, la pus fréquente étant la sclérose en plaques. Pari les hypothèses sur l’origine de la MFM, nous avons d’abord évoqué la possibilité d’une maladie infectieuse. Mais nous avions remarqué des inclusions cristallines dans les macrophages (cellules du système immunitaire). En octobre 1998, l’analyse de ces inclusions par le Dr Philippe Moretto nous a révélé, à notre grande surprise, qu’il s’agissait de cristaux d’aluminium.
Nous connaissons les cas d’encéphalopathie survenus chez des dialysés dans les années 1970, intoxiqués par l’aluminium présent dans le bain d’eau de la dialyse et dans les pansements gastriques utilisés chez ces patient. Mais nous n’avions jamais entendu dire que l’aluminium pouvait induire de telles lésions. Pour en avoir le cœur net, nus avons vérifié sa présence par trois procédés différents qui ont confirmé une présence anormale d’aluminium. Pensant à une intoxication, nous dosons alors l’aluminium dans le sang circulant, et contre toute attente le résultat est négatif.

     Comment s’expliquent ces résultats contradictoires ?

     On a commencé par ne pas bien comprendre. Mais, devant la présence de grandes quantités de macrophages et de cellules inflammatoires, j’ai recherché les liens possibles entre l’aluminium et des réactions immunitaires et j’ai trouvé que l’hydroxyde d’aluminium pouvait être utilisé comme un adjuvant vaccinal. A partir de là tout s’éclaire. Nous avions en fait détecté les lésions uniquement dans le deltoïde (muscle de l’épaule), du moins chez l’adulte, et dans quelques cas dans le quadriceps (muscle de la cuisse), chez des enfants. Or ces deux muscles sont les sites habituels des vaccinations.
Pour prouver que la myofasciite est réellement une complication vaccinale, il a fallu recontacter tous les malades et leurs médecins traitants. Cela nous a pris un an et demi. Résultat : tous les malades de notre série ont un antécédent vaccinal certain. Sur 50 malades à l’époque (130 aujourd’hui) 85 % ont reçu au moins le vaccin hépatite B avec d’autres vaccins le plus souvent, les autres ayant été vaccinés principalement avec le vaccin contre le tétanos. Cette étude rétrospective nous a révélé une nouvelle surprise : le délai moyen entre la vaccination et la biopsie était de trois ans, et dans certains cas atteignait huit ans.

     Comment se fait-il que l’aluminium n’ait pas été éliminé entre-temps ?

     L’idée qui prévalait jusqu’ici, c’est que cet adjuvant, utilisé depuis 1926, ne posait pas de problème et qu’il était éliminé en quelques semaines ou tout au plus en quelques mois. L’OMS a posé l’hypothèse selon laquelle la persistance de l’aluminium pendant des années prouvait que, pour des raisons inconnues, peut-être génétiques, certains sujets sont incapables d’éliminer cet aluminium dans les temps normaux. Malheureusement, il n’y a aucune étude scientifique montrant la durée de la persistance de l’hydroxyde d’aluminium, injecté par voie intramusculaire chez l’homme ou l’animal. Dans mon laboratoire, le Docteur Authier vient de réaliser une étude chez le rat qui montre que des injections d’hydroxyde d’aluminium, à des doses proportionnelles à celles qui sont pratiquées chez l’homme, entraînent une persistance certaine de l’aluminium à six mois et dans certains cas un an après l’injection. Ce résultat explique que l’aluminium des vaccins puisse rester chez l’homme, au site d’injection, pendant plusieurs années.

     Les maladies auto-immunes de certains patients sont-elles dues directement à l’aluminium ?

     Personnellement, je crois à une relation indirecte. Il semble plausible que la persistance pendant des années d’un immunostimulant dans le muscle puisse induire un état d’hyperactivation immunitaire. Cela pourrait dans un premier temps donner au malade un sentiment de fatigue et des douleurs musculaires et articulaires. Cette stimulation immunitaire chronique, qui dure des années, pourrait éventuellement favoriser ensuite l’émergence d’une maladie auto-immune, que peut-être le patient aurait fait de toute façon à l’occasion d’une maladie infectieuse ou d’un autre facteur déclenchant.

     L’OMS avait réclamé en octobre 1999 une étude épidémiologique pour confirmer les liens entre les lésions musculaires de la MFM, les symptômes cliniques des malades et les vaccinations. N’est-il pas urgent de démarrer cette enquête ?

     Je crois qu’il est très important qu’une telle enquête puisse être mise rapidement en route, car seule l’épidémiologie peut actuellement affirmer ces liens. L’institut nationale de veille sanitaire vient de publier un rapport d’investigation exploratoire sur la MFM, et l’Agence française des produits de santé m’a déclaré que l’étude épidémiologique qu’elle doit mener était imminente et allait démarrer dans les jours qui viennent.

     Ne pensez-vous pas qu’il soit utile de faire connaître l’existence de la MFM à tous les médecins, ainsi qu’aux patients présentant des symptômes qui ressemblent à ceux de la MFM, notamment ceux qui sont victimes de problèmes après le vaccin hépatite B ?

     Les médecins commencent à connaître la MFM, même s’ils ne sont pas toujours convaincus. Si vous voulez rendre un service aux patients présentant des symptômes qui ressemblent à ceux de la MFM, conseillez-leur de se faire faire une biopsie au lieu d’injection du vaccine. Cette biopsie pourrait éventuellement être utile à toutes les personnes qui pensent être victimes du vaccin hépatite B mais elle concerne prioritairement celles qui ont des douleurs musculaires et articulaires ainsi qu’un syndrome de fatigue chronique. Vous pouvez leur dire que c’est une opération très simple et très peu douloureuse. A l’hôpital Henri Mondor et dans d’autres centres hospitaliers universitaires, nous sommes parfaitement équipés pour cela. - Propos recueillis par Régis Pluchet.


Enfin une étude épidémiologique

     L’institut national de veille sanitaire devrait publier fin mars un rapport préalable à l’étude épidémiologique sur l’aluminium des vaccins et la myofasciite à macrophages. Le démarrage de cette étude par l’Agence française des produits de santé est imminent, nous annonce ci-contre le Pr Gherardi. L’OMS avait demandé cette étude en octobre 1999. Pour qu’elle démarre enfin, il aura fallu l’article que nous avons publié dans notre numéro de février et sa reprise dans le journal de TF1, nous a assuré le Pr Gherardi. Il est important que les patients concernés participent aux études et à cette enquête. Qui est concerné ? Tous ceux qui présentent de symptômes de fatigue chronique associée à des douleurs musculaires et articulaires. Cela concerne tout particulièrement de nombreuses victimes du vaccin contre l’hépatite B, certaines personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique post-infectieuse ou de fibromyalgie.
     Si vous êtes dans ce cas, recherchez si vos problèmes ont démarré après une vaccination. Si oui, il vous faut aller dans un Service spécialisé en maladies musculaires vous faire faire une biopsie pour une recherche de myofasciite à macrophages (MFM) et d’inclusion d’aluminium (1). Si vous n’avez pas ces symptômes, vous pouvez contribuer à l’information sur ce sujet, en informant notamment votre médecin de l’existence de la myofasciite. - R.P.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations : une association capable de répondre aux questions que vous vous posez concernant les obligations vaccinales et les suites vaccinales.

Association Entraides aux Malades de la Myofasciite à Macrophages : cette association pourra vous indiquer la marche à suivre dans le cas d'une suspicion de Myofasciite à Macrophage (MFM).

 

 

NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER ET MEPRIS

     Pourquoi au Lycée du Grand-Chenois, de Montbeliard dans le Doubs, et partout ailleurs en France, en 1995-1996, 42 % des garçons et 47 % des filles se plaignent d’impression de fatigue, de malaise ? Un pourcentage important d’élèves se plaignent aussi de maux de tête, de troubles du sommeil, de réveils nocturnes. Un sur quatre déclare souffrir de troubles anxieux !

     Pourquoi parle-t-on de pathologies chroniques, de nouveaux problèmes médicaux chez les adolescents tels que les affections respiratoires ?

     Pourquoi, en 1995, dans un Lycée de Seine et Marne, un questionnaire diffusé à tous les élèves fournit la constatation suivante : « Le suicide et le mal-être est la première préoccupation de ces adolescents » ? (VERTIGES DE VIE - 1995). - enquête citée dans Bibliographie suicide et tentative de suicide chez l’adolescent -

     Les troubles somatiques (troubles du corps ) représentent 36 % des motifs d’hospitalisation en 1996, ensuite les maladies chroniques (32 %) et les tentatives de suicide (23%).

     Merci de ne pas invoquer le fait de manger des sandwichs ou la pollution de l’air pour tous ces troubles. Un peu de dignité s’il vous plait. Merci.

     Pourquoi 63 % des adolescents scolarisés en 1996 ont des conduites violentes ? 50 % se disent fatigués. Observez qu’ils sont loin d’être idiots ces adolescents puisqu’ils réussissent très bien à analyser et donc obligés d’intégrer la fatigue et l’anxiété.

     En l’espace de deux ans (rappel : 15 millions de doses vaccinales hépatites b vendues en 1994 et 23,3 millions en 1995, 15 millions en 1996) les parents auraient tout-à-coup failli à l’éducation, la société aussi, etc etc etc !!!

     Pourquoi cependant, pendant ce temps, les 24-30 ans, qui ont échappé au forcing de la vaccination hépatite B, et qui n’ont pas été rattrapés par la Mutuelle des étudiants, sont eux capables de mener leur vie, sans souffrance, vie professionnelle, vie affective, vie sportive, vie d’efforts et de détente ?

     Pourquoi tout foutrait le camp entre 1994 et 1997 ? Pourquoi tous les efforts des parents seraient subitement anéantis, et de cette façon, en l’espace de 3 ans ?

 

POURQUOI LE MEPRIS

     Parce que répondre à des jeunes gens, que c’est la transformation du corps , la naissance d’un petit frère mal vécue, le fait de manger des sandwichs ou l’ai pollué respiré, ou que sais-je pour expliquer des troubles organiques qui ont tout l’air d’une pathologie neuromusculaire et neuropsychique post-vaccination hep B, c’est « se payer la tête » des Jeunes, c’est manifester un mépris total de leur souffrance.

Dans quel monde vivons-nous ?

La vérité s’il vous plait et l’on pourra peut-être avancer.

La France, en 2001, et depuis maintenant plusieurs années est ingouvernable.

     Comment gouverner 4 à 5 millions de jeunes gens qui vivent au quotidien un certain degré de « déficience respiratoire » ? Eh oui la fatigue des muscles respiratoires, cela ne s’appelle pas autrement. Faiblesse ou déficit neuro-psychique associé pour bon nombre. (De toute façon, sur le plan mental ce n’est pas gérable).Nous mettrons sur le site suffisamment d’éléments de physiologie sur le système neuromusculaire et neuropsychique pour que le lecteur puisse comprendre ce dont il s’agit.
     Eh oui, parce que les effets des doses vaccinales, ne se cantonnent pas à une petite inflammation locale au point d’injection !!!!!

     Ah bon, mais comment la reconnaître cette fatigue, cette fatigue respiratoire ?
Les patients sont debout puisqu’ils n’ont pas de paralysie des membres inférieurs, ils peuvent se mouvoir. Et tous les auteurs insistent là-dessus : cette pathologie de déficit des muscles respiratoires est asymptomatique. (Se reporter au chapitre sur l’insuffisance respiratoire d’origine neuromusculaire sur le site) « Même chez des patients ayant une insuffisance respiratoire d’origine neuromusculaire majeure, les signes cliniques sont peu marqués voire totalement absents ». « Sensation non spécifique d’oppression thoracique, d’angoisse ou de limitation de la parole. Hypersomnie diurne. »

     Qu’auriez -vous fait, vous Messieurs les Politiques, à cet âge-là et dans cet état de souffrance organique ? Vous auriez fait pareil ! Y’a de quoi tomber plus ou moins fou. !


« ADOLESCENCES NI D’ICI NI D’AILLEURS, QUELLES PERSPECTIVES »

     Tel est le titre d’une conférence s’adressant aux parents en 2001. (organisé par le Centre régional de prévention des conduites à risques des adolescents - CNDT - )

     Non, Adolescences du pays des suites de la vaccination hépatite B

     Intéressons-nous aux infirmières en 1991 (étude sur le site). Elles ne se portent pas mieux que les jeunes gens. 30 à 43 % consomment des tranquillisants et somnifères. (Et encore le médecin statisticien ajoute : nous pensons que nos chiffres sont sous-estimés, nous n’avons pas pris en compte celles qui sont en arrêt longue maladie et celles qui démissionnent !). 50 % des infirmières ont eu recours à un arrêt de travail en 1991. Anxiété ressentie de façon physique pour 35 % des infirmières dans un hôpital. Etc etc.

     Personne n’a titré encore une conférence « INFIRMIERES NI D’ICI NI D’AILLEURS » et pourtant même tableau !

     On aurait vacciné tous les jardiniers de France, et il aurait fallu titrer « Jardiniers ni d’ici ni d’ailleurs ». Et si cela avait fait chez les architectes , aurait -on écrit « Architectes ni d’ici ni d’ailleurs ».

     Donc ce sont les « Infirmières du pays des suites de la vaccination hépatite B ». La France a formé des milliers et des milliers d’infirmières, dans tous les départements de France plusieurs villes formaient des infirmières. Il n’y en a plus. Evincées, exilées du travail par la vaccination hépatite B.

     On entend souvent et nous sommes d’accord « Travailler n’a jamais tué quelqu’un ». Tous les patients se souviennent de ces matins, où si tôt éveillé si tôt en forme.
     Mais « RESPIRER N’A JAMAIS FATIGUE QUELQU’UN ». Sauf lorsque déficience de la force des muscles de la respiration. Des muscles toujours dépassés par les évènements, par l’événement de la respiration.


Comprendre le rapport de la fatigue à la violence

     Ventiler pour l’homme représente un travail d’endurance. « On n’observe pas de fatigue des muscles respiratoires chez un sujet normal (sain) » - Notion de physiologie -. Ceci veut dire que vous pouvez traverser l’Atlantique à la rame dans tous les sens, courir et courir des marathons, que sais-je, on n’observe pas de fatigue des muscles respiratoires.

     Chez l’homme sain, lorsque nous éprouvons la sensation de fatigue c’est que nous éprouvons le besoin de restaurer… (chapitre fatigue asthénie)

     L’Internaute trouvera sur le site beaucoup de notions de physiologie et de pathologie, notamment sur le sujet qui nous préoccupe : la fatigue des muscles respiratoires.

     Pour qu’à la question : quelle est votre préoccupation principale, des lycéens en 1995 répondent : le suicide et le mal-être, il faut vraiment une situation de désespoir, de détresse incommensurable !

     Car, au risque de nous répéter, si la fatigue des membres inférieurs ou supérieurs (muscles élévateurs des membres principalement ou muscles leviers) limite la capacité fonctionnelle de l’individu considérablement c’est bien la fatigue de ces muscles respiratoires (toujours en activité puisqu’ils constituent le soufflet, la pompe thoracique) qui crée ce stress, ce désordre, ce malaise. Et aucun organisme ne peut accepter ce stress organique dans la sérénité.

     La fatigue des muscles respiratoires c’est 24 heures sur 24 et sans solution. Comme dit Fred sur le Forum, « Les jeunes sont tellement fatigués, tellement accoutumés à cette fatigue, qu’ils l’ont intégrée ». Intégrer veut dire vivre avec, sans en parler, puisqu’ils sont toujours taxés de qualificatifs qui deviennent vite insupportables « intolérables ». Mais intégrer ici ne veut pas dire solutionner car c’est sans solution.

     Les signes cliniques de l’insuffisance respiratoire d’origine neuromusculaire sont peu marqués, voire totalement absents : la dyspnée est souvent remplacée par une sensation non spécifique d’oppression thoracique, d’angoisse ou de limitation de la parole (J. C. Raphaël, L. Auriant, B. Clair, P. Gadjos) - (Chapitre Insuffisance Respiratoire sur le Site). Les auteurs rappellent qu ’ « un syndrome restrictif majeur peut être totalement cliniquement, biologiquement et radiologiquement asymptomatique »….

     Il est facile de comprendre qu’un individu ne peut se coltiner un défaut de pression des muscles respiratoires pendant six mois, un an, 10 ans dans le mépris général, ne sachant lui-même étiqueter sa pathologie.

 

DEFAILLANCE DES MUSCLES RESPIRATOIRES ET STRESS

     Il faut se rappeler les trois stades du Stress (Chapitre Fatigue et asthénie sur le Site). Eh bien, dans le cas de déficit des muscles respiratoires, l’on a les 3 stades ensemble en permanence.

     1) Réaction d’alarme : en permanence, le sujet ressent une sensation diffuse de gêne, d’oppression thoracique, de malaise. « Et Hop, maîtrisons l’obstacle » . Il faudrait toujours maîtriser cet obstacle de muscles respiratoires insuffisants dans la force, dans le travail. Comment faire ?
     2) Phase de résistance ou d’adaptation : « Quand je peux, je m’échappe et j’arrive ». On ne peut s’échapper de ce stress puisqu’il est organique, interne au fonctionnement.

     Donc les tentatives d’échappement sont :

     - soit conscientes : se mettre encore plus en apnée pour sourire, pour paraître aimable, pour paraître moins souffrant. Mais ça ne peut pas durer longtemps. Parler, nous aimons parler, mais cela nous fatigue considérablement voire dangereusement (énervement, agressivité)..(L’apnée est une sensation que nous avons toujours plus ou moins, sensation de travail respiratoire intense, que nous tentons de contrôler, à chaque mouvement respiratoire). …

     - soit inconscientes : perdre cette conscience d’un malaise de chaque instant, d’un travail phénoménal respiratoire de chaque instant. Avec des drogues , des somnifères, de l’alcool, etc etc etc.

     Des alternatives plus faciles existent : la cigarette.. Des alternatives qui vous conduisent au-delà dans l’épuisement (le sexe, l’amour, par ex.) , mais au point où vous en êtes en permanence, c’est n’est pas le plus grave ! Puisque c’est sans solution.

     3) Phase d’épuisement ou de décompensation….

     On ne peut même pas dire que l’on débute la journée avec le premier stade, puisque le rythme respiratoire se ralentissant durant le sommeil, et les problèmes de pressions internes à régler se majorant encore durant le sommeil, on se réveille le plus souvent au stade 3. Marine nous dit : « Quand je me réveille le matin, j’ai toujours l’impression que je viens de courir un 100 m ». Céline : « Si je m’écoutais, je ne me lèverais jamais, tellement je suis épuisée et mal ». Et c’est bien aussi pour cela que l’on peut toujours retarder le coucher, car le réveil est certains jours extrêmement difficile, à vous faire peur. Il vaut quelques fois mieux rester éveillé. Tous ces troubles du sommeil font que de jour, à tout moment presque, on peut retourner se coucher (peut-être le sommeil vous emportera). Et l’on réussit à dormir ou pas.

     Voyez, y’a vraiment pas de quoi jubiler. C’est insupportable régulièrement et il ne faut pas le dire. Cela dérange.

     Nos responsables voudraient entendre que les corps sont jeunes et que la belle mécanique fonctionne bien.Eh non, Messieurs, le belle mécanique est cassée. Et tout cela, parce que les autorités sanitaires de notre pays n’ont pas fait leur travail en 1993 avant de décider de vacciner abusivement des millions d’individus.)

     Alors, on cogite, mais c’est sans solution. On est loin de la rigolade lorsqu’une fonction aussi essentielle que la respiration constitue un travail phénoménal de chaque instant. C’est dans la détresse que celui-ci se fait péniblement.

     Il suffit de lire les visages. Un bébé sait le faire. Visages figés, immobiles, concentrés, souffrants. Concentrés à respirer, c’est cela.

     Alors cessons les propos injurieux que tous nos responsables tiennent depuis maintenant plusieurs années. Nos responsables ne savaient pas en quoi consistaient les effets secondaires du vaccin hépatite B. Eh bien qu’ils le sachent.

     Une remarque : nous aurions 20 ou 30 000 mammifères marins en détresse respiratoire « la gueule ouverte » sur nos côtes françaises, la France serait en émoi, nous aurions des reportages télévisés, un plan spécial.

     Mais là nous avons 10 à 12 millions d’individus en détresse de la pompe respiratoire et en détresse neuro-psychique. Certains se tiennent polis, gentils, dans l’ignorance de leur mal, d’autres cherchent à fuir en permanence, c’est presque de la survie. Mais personne, parmi nos gouvernants, n’a le courage d’annoncer le « sujet. » Mais quelle horreur.

     Ce qu’il ne faut plus supporter, de la part des pneumologues.

     - Un jeune patient consulte pour dyspnée (courrier du médecin traitant). Il n’est pas cru. Le pneumologue, lui dit presque en face, « Vous n’êtes pas essoufflé après avoir retiré votre pull » Sous =-entendu : donc je ne vous crois pas. Eh non, Monsieur, lorsque l’on a un déficit des muscles respiratoires, de la pompe on ne peut accélérer sa respiration, on ne peut hyperventiler puisque la pompe est déjà dépassée pour assurer un rythme sub-normal. Si maintenant il faut former les pneumologues à cette pathologie !

     - Un second patient a consulté un grand pneumologue, (courrier idem) le médecin ne l’a même pas examiné (il n’avait pas d’asthme, pas de suspicion de cancer du poumon …) tout juste pris pour un « fou ». Mais quelle horreur ! Dans quel monde vivons-nous ?

     D’autres témoignages ressemblent à ceux-ci.


SANTE , MAL-ETRE DES JEUNES ET DROITS DE L’ENFANT

     Déclaration des droits de l’enfant : « (…) l’enfant doit pouvoir grandir et se développer d’une façon saine, à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées … l’enfant a droit a des soins médicaux adéquats. (….) L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, (…) atmosphère de sécurité morale (…). La société et les pouvoirs publics ont le devoir … L’enfant doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette dans des conditions d’égalité et de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société »

     En France, enfants de moins de 18 ans : 7 à 8 millions ont du recevoir les 4 doses vaccinales hépatite B. On est loin des droits de l’homme dans toute cette « affaire ».


     Un vaccin doit offrir un minimum de sécurité et ne pas porter atteinte à la santé.
     Au terme des dispositions de l’Article L221-I du Code de la consommation telles que résultant des dispositions de la loi du 21 juillet 1983 : « Les produits et les services doivent dans des conditions normales d’utilisation et dans d’autres conditions raisonnablement prévisibles par des professionnels, présenter la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre et ne pas porter atteinte à la santé des personnes ».

 

NOTION DE MALAISE-DETRESSE ET NOTION DE HANDICAP FONCTIONNEL

     Ce sont deux notions qui représentent des aspects différents et qui s’ajoutent l’une à l’autre dans cette pathologie d’insuffisance respiratoire d’origine neuromusculaire.


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