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PRESSE MEDICALE |
J.F. Caillard, C. Bastard, P. Czernichow, C. Lemarchand, B. Proust, P. Prudent. LARC MEDICAL 1985 , N° 3, Vol. V Linnocuité de la vaccination contre lhépatite à virus B avec le vaccin HEVAC B de lInstitut Pasteur a été établie par des études cliniques contrôlées. Lanalyse des effets secondaires dans une population de plus de mille personnes faisant partie du personnel de soins au Centre Hospitalier de ROUEN, vaccinés en 21 mois, confirme cette innocuité et lexcellente tolérance du vaccin.
Une campagne de vaccination contre lhépatite virale B a été entreprise au Centre Hospitalier Régional de ROUEN. Le vaccin HEVAC B de linstitut Pasteur a été utilisé. Plus de mille personnes ont été ainsi vaccinées, partiellement ou totalement, entre le mois de septembre 1981 et le mois de mai 1983 ; le but de ce travail est danalyser les effets secondaires observés à cette occasion.
Les sujets vaccinés sont les volontaires ayant répondu favorablement à la proposition de vaccination faite dans les services de soins réputés à risque de l'Höpital; seuls les sujets séro-négatifs à une recherche préalable de lanticorps anti-HBc sont concernés.
La vaccination
(3,5) comporte trois injections sous-cutanées dans la région
deltoïdienne ou dans la fosse sous-épineuse, espacées
dun mois avec un rappel au bout dun an. Chaque sujet se
présentant pour une nouvelle injection a été interrogé
de manière systématique ; de ce fait, les perdus de vue
ayant renoncé à la vaccination complète sont exclus
de létude et constituent une source de biais potentiel.
Sur les 1047
personnes vaccinées et ayant fait lobjet dune recherche
des effets secondaires, 69 ont présenté une réaction
consécutive au vaccin, soit 6,6 + 08 % des sujets. Ceci correspond
à 93 réactions observées sur 2228 injections pratiquées,
soit 4,2 + 0,4 %.
Réactions
locales : elles ont été signalées 13 fois ; 11
fois ave la première injection (1,1 %) et 2 fois avec la seconde
(0,2 %) ; la nature des manifestations est la suivante :
Chez certains
sujets, diverses manifestations beaucoup moins fréquentes que
les précédentes sont apparues. Manifestations articulaires : Chez un sujet sont apparues 6 jours après la deuxième injection des arthralgies simples, sans signes inflammatoires, siégant aux épaules ; la vaccination a pu être poursuivie sans retentissement. Manifestations péricardiques : chez un sujet de 22 ans est apparu huit jours après la première injection une symptomatologie associant une dyspnée deffort, des douleurs thoraciques et des modifications électriques mineures et transitoires de londe T ; ces troubles, dévolution favorable en quelques jours ont été rapportés à une péricardite aiguë pour laquelle aucune étiologie na pu être retrouvée. La vaccination a été interrompue. Manifestations asthmatiques : quatre jours après la deuxième injection vaccinale, une jeune femme de 29 ans, suivie et traitée pour un asthme allergique aux acariens et à la candidine, a présenté un état de mal asthmatique ; lévolution a été favorable en milieu hospitalier. La première injection avait été bien tolérée La vaccination a été interrompue. Manifestations pseudo-hépatiques : chez un sujet est apparu 15 jours après la première injection une symptomatologie associant subictère, nausées et asthénie ; lévolution a été favorable en moins dune semaine. Malheureusement, aucun examen biologique na été pratiqué au moment des manifestations, si bien que le diagnostic est incertain. La vaccination a été poursuivie sans inconvénient. ° Vaccination des sujets présentant un terrain particulier
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Les résultats présentés appellent un commentaire sur trois points : la possibilité dun biais conduisant à sous estimer les effets secondaires, la liaison de certaines manifestations avec la vaccination, et la confrontation avec les données de la littérature. Les sujets ayant renoncé à une vaccination complète ont pu être motivés par une mauvaise tolérance des premières injections ; si une telle hypothèse était vérifiée, elle conduirait à méconnaître systématiquement certains effets secondaires, puisque ceux ci étaient enregistrés au cours de la poursuite de la vaccination. Toutefois, ces sujets ont été revus par ailleurs dans le cadre des visites annuelles de Médecine du Travail, et aucune manifestation particulière na été signalée par les intéressés à cette occasion.
La plupart
des effets secondaires retrouvés dans cette étude sont
classiquement associés à la vaccination contre lhépatite
à virus B. Cest le cas des manifestations générales
(fièvre, asthénie, des troubles digestifs, des réactions
allergiques et des réactions locales. (
) En ce qui concerne
létat de mal asthmatique (
) Cette observation exprime
sans doute plus la difficulté de la vaccination chez les sujets
allergiques, que le caractère allergisant du vaccin lui-même
Elle illustre la nécessité de dépister par linterrogatoire
la notion dantécédents allergiques afin den
tenir compte pour le protocole de vaccination.
La vaccination par HEVAC B a été bien tolérée dans notre population de personnels soignants. Dans lensemble les effets secondaires ont été mineurs et linterruption de la vaccination ne sest produite que quatre fois 0,4 %). Les manifestations observées sont similaires, en fréquence et en nature, à celles décrites dans la littérature.
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La vaccination contre lhépatite B chez les sujets volontaires comporte trois injections en trois mois et une quatrième au douzième mois, soit 4 injections. Comment peut-on conclure à linnocuité et à la bonne tolérance dun vaccin lorsque seulement 188 sujets sur 1047 (soit seulement 18 %) sont présents lors de la 3e injection et 4,4 % des sujets présents à la 4ème injection ? 859 sujets sur 1047 (soit 82 %) nont reçu que deux injections, soit la moitié de la dose vaccinale du protocole français de vaccination. Un élève de 6ème est capable de tirer les conclusions de cette étude. Pour les réactions générales, qui sont bien sûr classées transitoires (asthénie, troubles digestifs, état nauséeux, céphalées , sensation de malaise général) , on peut penser que les 82 % qui nont pas fait les 3ème et 4ème injections auraient vu des réactions éventuellement perdurer, voire saggraver et développer une pathologie dysimmunitaire ou auto-immune Notons que les signes fonctionnels, les manifestations cutanées, articulaires, sont relativement nombreuses.
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F. Aubin, P. Humbert - Revue Française dAllergologie et de dImmunologie Clinique 1994, 34, 6. 495-497.
Lextension de la vaccination anti-hépatite B à tous les sujets à risque et aux professions exposées a entraîné lapparition de manifestations cutanées secondaires, quel que soit le type de vaccin utilisé. A côté des rares réactions générales, les réactions dermatologiques locales sont les plus fréquentes. Ainsi, plusieurs observations durticaire, dangio-oédème, de rash, dérythème polymorphe ou dérythème noueux et, plus récemment, de lichen plat, ont été rapportées. En ce qui conerne le bilan allergologique, certains tests cutanées peuvent être positifs au conservateur (thiomersal), à ladjuvant (aluminium), à la levure utilisée dans la fabrication du vaccin ou au vaccin total. Il nexiste cependant pas de protocole de test pour ces vaccins et il semble que ces tests ne soient pertinents que dans les cas dhypersensibilité semi-retardée de type III avec manifestation dangio-oédème. En effet, la vaccination anti-hépatite B est responsable d e plusieurs types de manifestations cutanées faisant intervenir des mécanismes immunoallergiques très différents. Si la revaccination est nécessaire, on préconisera lutilisation dun vaccin différent de celui suspecté.
Lhépatite
B entraîne dans 25 % des cas une hépatite aiguë avec
ictère et dans 20 % des cas une hospitalisation. Une hépatite
B sur 1000 est une forme fulminante souvent fatale. 10 % des hépatites
aiguës ou symptomatiques passent à la chronicité
et dans 25 % des cas elles aboutissent à une hépatite
chronique active conduisant à la cirrhose ou à lhépatome.
![]() Travail du service de Dermatologie de lHôpital de LHotel-Dieu, Lyon (Pr . H. Perrot) - UNIVERSITE CLAUDE BERNARD - LYON I - FACULTE DE MEDECINE LYON GRANGE BLANCHE - Année 1996 - Thèse présentée à lUnivesité Claude Bernard - Lyon I et soutenue publiquement le 22 avril 1996 par Pierre Grezard Conclusion de la thèse Ce travail sur un sujet qui commence à intéresser les professionnels de la Santé avec quelques publications et revues générales récentes étant donné le programme vaccinal instauré en France nous a amené à faire plusieurs remarques en guise de conclusion. - Premièrement, nous avons trouvé que la fabrication des vaccins plasmatiques et des vaccins recombinants était extrêmement rigoureuse avec des verrous de sécurité à tous les niveaux de fabrication. Par exemple pour les vaccins plasmatiques, aucune transmission virale prouvée na été mise en évidence. De plus, ils sont fortement immunogènes ; à partir des 2 schémas vaccinaux préconisés, la vaccination est assurée dans près de 100 % des cas. - Deuxièmement, en faisant la revue de la littérature, nous avons retrouvé des accidents vaccinaux qui ne semblent pas de survenue fortuite et ce quel que soit le vaccin utilisé. Des manifestations neurologiques à type de syndromes de Guillain-Barré et de démyélinisation centrale, des manifestations cutanées à type de lichen plan et de rash urticarien, des manifestations articulaires à type darthrites réactionnelles, des manifestations hépatiques, ophtalmologiques et auto-immunes sont largement rapportées. - Troisièmement, nous vous avons rapporté quelques observations réunies dans le service sur quelques années et au vue de la littérature nous ne pouvons pas croire que si peu deffets indésirables soient rapportés. Il serait donc bon de signaler toute suspicion daccident vaccinal aux centres de pharmacovigilance comme pour tout autre médicament ce qui est obligatoire depuis le journal officiel du 14 mars 1995 qui stipule que :
«
Art. R. 5144-19. - Tout médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme
ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu
susceptible dêtre dû à un médicament
ou produit mentionné à larticle R. 5144-1, quil
lait ou non prescrit, doit en faire la déclaration immédiate
au centre régional de pharmacovigilance ».. En effet dans les centres de pharmacovigilance, les accidents vaccinaux ne sont lobjet que de très rares notifications peut-être parce que la vaccination fait partie intégrante des objectifs de santé publique, ou encore parce que le rapport bénéfice/risque est souvent considéré comme à priori favorable. - Quatrièmement, nous nous sommes aperçus en feuilletant le Vidal 1995 que pour le vaccin Genhevac B Pasteur contrairement aux autres vaccins contre lhépatite B vendus en France, il nétait notifié que très peu deffets secondaires vaccinaux. Cela nous semblait bien curieux. Lagence du médicaments a charge des centres de pharmacovigilance de recenser les accidents vaccinaux depuis 1981 et sous limpulsion du centre de pharamcovigilance de Strasbourg et du Professeur Imbs, une grande étude rétrospective a été entreprise afin de dégager les potentiels risques de cette vaccination. Depuis le journal officiel du 14 mars 1995, les entreprises et laboratoires pharmaceutiques sont responsabilisés dans la vente de leur produit et cest donc pourquoi dans le Vidal 1996, les effets secondaires déjà signalés par les concurrents des laboratoires français sont notifiés. - Enfin, il serait bon que lAgence du médicament charge lensemble des centres de pharmacovigilance dune étude prospective sur les accidents vaccinaux survenant chez les nourrissons et les jeunes enfants afin de savoir si le vaccin est aussi bien toléré chez lenfant que chez ladulte, si les effets secondaires sont les mêmes ou encore si le nombre de rappel à pratiquer dans une vie (qui va donc augmenter) ne peut pas engendrer de nouvelles complications.
Certains centres
ont pris conscience de ce problème et une équipe
de Strasbourg sous limpulsion du Professeur Imbs est en train
détudier tous les cas notifiés en France
depuis plusieurs années afin de dégager les potentiels
risques de cette vaccination. Dautres études seraient
à envisager comme par exemple une étude prospective de
la tolérance vaccinale chez le nourrisson et le
jeune enfant.
LES VACCINS CONTRE
LHEPATITE B Le
Point sur - VACCINS - Dossier du C.N.I.M.H. - Vol. XVII n°1 - 1997
- Avec la participation de B. Bastia, S. Gensollen, B. Lasalle et du
Comité de Rédaction, Service Pharmacie, Hôpital
de la Conception, 147 bd Baille - 13385 Marseille Cedex 05
Actuellement, trois vaccins recombinants sont commercialisés en France : GENHEVAC B, ENGERIX B et HB VAX DNA. Léquivalence des vaccins dorigine plasmatique et des vaccins recombinants a été démontrée par de nombreuses études. Les études cliniques ont eu pour but la recherche de limmunogénicité des vaccins, cest-à-dire sa capacité à produire des anticorps et la vérification de leur efficacité. Elles ont permis de déterminer la dose antigénique et le protocole de vaccination induisant la réponse immunitaire la plus satisfaisante, tant chez des sujets sains (nourrissons, adolescents, adultes) que chez des sujets à haut risque de contamination (nouveau-nés de mère Ag Hbs+, hémodialysés, professionnels de santé, immunodéprimés ). Quelques essais cliniques ont comparé les vaccins recombinants entre eux sans démontrer de supériorité de lun ou lautre en terme defficacité. Des facteurs de risque de non réponse ont été décrits : le sexe, le tabagisme, lobésité et lâge. Lefficacité des vaccins recombinants en terme de protection contre lhépatite B a été peu évaluée. Les effets indésirables rapportés lors des études cliniques montrent une bonne tolérance des vaccins recombinants. Les réactions rapportées, locales et générales, sont généralement transitoires, disparaissent au bout dun ou deux jours. Elles ont été imputées aux substances auxiliaires contenues dans certains vaccins. Des complications neurologiques, notamment des atteintes démyélinisantes du système nerveux central (pouvant faire évoquer une première poussée de sclérose en plaques) ont été exceptionnellement rapportées. Le lien de causalité entre ces effets indésirables et la vaccination contre le VHB doit être confirmé. Ont également été rapportés : désordres articulaires, complications dermatologiques, perte de lacuité visuelle, troubles hématologiques, atteintes rénales .
Les vaccins
recombinants contre lHépatite B sont indiqués dans
la prévention de linfection. Le calendrier vaccinal instauré
en 1995 préconise une vaccination systématique des sujets
à risque élevé et des nourrissons et des jeunes
adolescents avant lâge de 12 ans. Deux schémas vaccinaux
sont possibles : soit 4 injections (0 - 1 - 2 - 12 mois), soit 3 injections
( 0 - 1 - 6 mois). Dans les deux cas une injection de rappel est nécessaire.
En milieu
scolaire, 183 adolescents ont reçu 3 injections de 20 Ug de GENHEVAC
B selon un schéma vaccinal différent (0 - 1 - 6).
Limmunogénicité du GENHEVAC B 20 Ug a été évaluée chez 192 adultes jeunes après administration des deux schémas vaccinaux dimmunisation : le schéma à 4 injections à 0, 1, 2 et 12 mois (0 - 1 - 2 - 12) et le schéma à 3 injections à 0, 1 et 6 mois (0 - 1 - 6) (Tableau VII) Quel que soit le protocole dadministration adopté et le temps écoulé après la première dose, il ny a pas de différence significative entre les taux de SC antiHBs obtenus.
En revanche
les MGT, observées 1 mois après la dernière injection,
sont significativement plus élevées avec le schéma
(0 - 1 - 2 - 12) quavec le schéma (0 - 1 - 6) (p<0,0001).
Il en résulte que les deux schémas de vaccination sont
immunogènes, et que compte tenu des valeurs constatées
un an après (16 269,7 versus 1 188) la durée de protection
conférée par le schéma à 4 injections est
plus longue.
Nbre de mois
après Séroconversion Ac antiHBs ( % ) Moyenne géométrique
des Titres ( UI/l)
En Mars 1995,
plus de 250 essais cliniques évaluant limmunogénicité
dENGERIX B ont été recensés.
Les premières
études réalisées chez le sujet sain ont démontré
quENGERIX B est comparable aux vaccins dorigine plasmatique.
Une étude,
randomisée, en double aveugle, a permis de comparer trois doses
distinctes dENGERIX B (10,20 et 40 Ug) à un vaccin dorigine
plasmatique (HB VAX Î)selon le schéma vaccinal (0-1-6). Ces résultats renforcent le choix du laboratoire pur le dosage à 20 Ug chez ladulte sain. Dautres études ont confirmé lefficacité dENGERIX B 20 Ug . (Tableaux X et XI)
Chez lenfant et ladolescent, des études ont été très tôt mises en place afin de déterminer si une dose de 10 Ug dENGERIX B est suffisamment immunogène. Des essais randomisés réalisés en double aveugle selon le schéma (0-1-6) ont démontré que 3 injections de 10 Ug immunisent tout autant que 3 doses de 20 Ug (Tableau XII et XIII). Ladministration dun vaccin moins dosé -10Ug au lieu de 20 Ug - chez lenfant et ladolescent jusquà lâge de 15 ans peut ainsi être réalisé en toute sécurité Cette présentation a par ailleurs un intérêt en terme de coût. (Lévaluation clinique a également été faite chez les nouveaux-nés de mères porteuses de lAg HBs et chez les hémodialysés, nous ne rapportons pas ici ces études).
340 425 275 348 369 405
Vaccin Nbre de Schéma
Séroconversion Ac antiHBs ( % )
Divers essais cliniques ont permis détablir les doses optimales dHB VAX DNA. Une étude, réalisée chez de adultes, des adolescents et des nouveaux-nés sains mais aussi chez des patients insuffisants rénaux dialysés ou en prédialyse a permis de définir, selon le schéma vaccinal (0-1-6), les doses adaptées à chaque groupe (Tableaux XVII, XVIII, XIX).
Chez ladulte,
toutes les doses (2,5 - 5 - 10 et 20 Ug) se sont révélées
immunogènes Aucune différence significative nayant été relevée entre ces 2 dosages, la dose recommandée pour ladulte est de 10 Ug dHB VAX DNA. Les résultats dune étude de reproductibilité conduite en Allemagne chez 343 adultes avec 5 lots différents dHB VAX DNA 10 Ug administrés selon le schéma 0 - 1 - 6 confirment le choix de ce dosage chez ladulte et montrent de grandes variations interindividuelles (Tableau XVIII). Etudes chez ladolescent, lenfant et le nourrisson (Tableau XVII) Létude effet-dose chez des adolescents de 11 à 19 ans met en évidence chez les sujets vaccinés avec 10 Ug une MGT supérieure à celle des sujets ayant reçu seulement 5 Ug. La dose préconisée chez ladolescent est dailleurs la même que celle de ladulte cest-à-dire 10 Ug. Chez les nourrissons âgés de 0 à 12 mois nés de mères AgHBs négatif, la dose de 5 Ug sest avérée la plus adaptée (100 % de séroprotection à 7/8 mois et MGT obtenue avec 5 Ug supérieure à celle obtenue avec 2,5 Ug). Il en est de même chez des nourrissons de 3 à 12 mois et chez des enfants âgés de 1 à 10 ans bien que la différence entre les dosages 2,5 et 5 Ug soit moins marquée.
Des travaux menés chez 318 enfants entre 3 mois et 11 ans ont permis de déterminer si deux doses dHB VAX DNA 5 Ug administrées selon le schéma vaccinal ( 0 - 1 ) sont aussi immunogènes que trois doses administrées selon le protocole ( 0 - 1 - 6 ) comparativement à un vaccin dorigine plasmatique (HBVAX I 10 Ug ) (Tableau XX) Commentaires : là aussi, 2 doses protègent tout autant que trois doses mais des millions de nourrisson ont eu trois doses et un rappel, ce qui fait quatre doses. (dose de 10 Ug ou dose de 5 Ug ? ) Le pouvoir immun du schéma à deux injections paraît très inférieur à celui du schéma à trois doses : à 8 mois, les taux de séroprotection sont respectivement de 93 et 99 % après administration de 2 et 3 doses et les MGT de 113 et 4 136 UI/l. Cinq ans après la primovaccination, ces différences très marquées se sont estompées : les pourcentages de séroprotection sont de 75 et 87 % et les MGt de 47 et 131 UI /l soit des taux danticorps toujours protecteurs. Au vu de ces résultats, qui doivent être confirmés, une modification du protocole de vaccination pourrait être proposée.
Aux USA, une étude rétrospective réalisée entre juin 1987 et décembre 1991 chez 595 professionnels de santé a permis de comparer les taux de réponse à la vaccination anti-hépatite B obtenus après administration de trois doses dENGERIX B 20 Ug ou trois doses de RECOMBIVAX (HB VAX DNA 10 Ug en France) selon le schéma vaccinal ( 0 - 1 - 6 ). La mesure des taux danticorps antiHBs effectuée 6 mois après la troisième injection montre de façon significative que le pourcentage de sujets séroprotégés est plus élevé après administration dENGERIX B 20 Ug (SP de 93 , 5 %) quaprès administration de RECOMBIVAX 10 Ug (SP de 88,8 %) (p=0,04).
Les effets indésirables rapportés lors des études cliniques montrent une bonne tolérance des vaccins recombinants. Les réactions rapportées, locales et générales, sont généralement transitoire,s disparaissant au bout dun à deux jours. Elles ont été imputées aux substances auxiliaires contenues dans certains vaccins. Des complications neurologiques ont été exceptionnellement rapportées, notamment des atteintes démyélinisantes du système nerveux central (pouvant faire évoquer une première poussée de sclérose en plaques). Le lien de causalité entre ces effets indésirables et la vaccination contre le VHB doit être confirmé. Ont également été rapportés : désordres articulaires, complications dermatologiques, perte de lacuité visuelle, trubles hématologiques, atteintes rénales Commentaires : Bonne tolérance des vaccins recombinants ! Réactions transitoires seulement. Le lien de causalité doit être confirmé etc etc etc.
Les effets indésirables rapportés lors des études cliniques montrent une bonne tolérance des vaccins recombinants, sans différence significative entre les différentes spécialités.
Les réactions
rapportées sont généralement transitoires, disparaissant
au bout dun à deux jours. Il existe assez fréquemment des effets généraux peu graves : malaise, hyperthermie, rash cutané, céphalée et vomissement. Plus rarement sont observés :
Pour les formes
adultes, lexpérience de certains médecins aurait
tendance à prouver que linjection de 0,5 ml de vaccin serait
plus confortable que linjection de 1 ml. Cette appréciation a été retrouvée lors dune étude randomisée réalisée chez des adolescents thaïlandais, décrivant des réactions locales chez 23,5 % des personnes vaccinées avec 1 ml versus 18,1 % pour les personnes vaccinées avec 0,5 ml. Elle reste toutefois à confirmer.
Exceptionnellement, des effets immunoallergiques ou auto-immuns souvent de nature inflammatoire peuvent apparaître :
Ces effets pourraient être réactivés en cas de vaccination.
Des complications neurologiques ont été exceptionnellement rapportées depuis la généralisation de la vaccination contre lhépatite B : neuropathies périphériques (syndrome de Parsonage Turner par exemple), névrites optiques, polyneuropathies et atteintes démyélinisantes du système nerveux central (pouvant faire évoquer une première poussée de sclérose en plaques ou SEP). Ces troubles surviennent dans un délai variable après linjection. Les vaccins dorigine plasmatique sont autant concernés que les vaccins recombinants. Des études de pharmacovigialance ont permis un recueil de manifestations neurologiques pour les vaccins de première génération. Avec les vaccins recombinants, des observations spontanées ponctuelles ont été apportées : démyélinisation aiguë du système nerveux central, myélite aiguë, paralysie faciale périphérique, syndrome de Guillain Barré, ataxie cérébelleuse, perte auditive (bibliographie anglo-saxonne). Le lien de causalité entre ces accidents et la vaccination contre lhépatite B doit être confirmé par des observations plus nombreuses. Lévolution est généralement favorable en quelques jours à quelques mois, spontanément ou après corticothérapie initiale. Des séquelles sont possibles. Le mécanisme pathogénique de ces complications est imprécis. Une réaction antigénique croisée entre une protéine vaccinale et un composant du système nerveux, entraînant un conflit immunitaire, a été suspecté. Lattention des prescripteurs doit être attirée sur les risques de cette vaccination chez les su jets atteints de SEP (qui devrait constituer une contre-indication à la vaccination). En labsence dantécédents personnels de SEP - mais en présence dantécédents familiaux proches-, le problème de lutilisation de cette vaccination a été posé et une étude est en cours de réalisation par lAgence du médicament. En attendant les résultats de cette étude, il serait prudent de sabstenir de vacciner. Les poussées de SEP survenant plus fréquemment à lâge adulte, la vaccination devrait se faire le plus tôt possible chez lenfant.
Communiqué
de presse en date du 13 décembre 1996, du Ministère du
Travail et des Affaires sociales.
La Direction
générale de la santé et lAgence du médicament
indiquent :
LAgence
du médicament a donc pris la décision, conformément
à lavis de la commission nationale de pharmacovigilance,
de maintenir le texte dautorisation de mise sur le marché
des vaccins contre lhépatite B. En conséquence,
chez les malades atteints de sclérose en plaques et dont les
examens sérologiques spécifiques montrent une absence
dimmunisation contre le virus de lhépatite B, le
bénéfice de la vaccination doit être évalué
en fonction des risques dexposition au virus et du risque encouru.
LAgence du médicament poursuivra la surveillance des effets
indésirables neurologiques survenus après vaccination
afin den assurer lanalyse continue et régulière.
Les vaccins
recombinants contre lhépatite B sont indiqués dans
la prévention de linfection. Deux schémas vaccinaux sont possibles : soit à 4 injections (0-1-2-12 mois) , soit à 3 injections (1-2-6 mois). Dans les deux cas une injection de rappel est nécessaire.
GENHEVAC B,
ENGERIX B et HB VAX DNA sont indiqués dans la prévention
de linfection par le virus de lhépatite B.
Depuis 10
ans, en France comme dans tous les pays de faible endémie, seules
les populations à haut risque de contamination ont été
vaccinées contre lhépatite B.
Actuellement, les trois vaccins recombinants commercialisés en France - GENHEVAC B, ENGERIX B et HB VAX DNA - ont démontré leur efficacité et leur innocuité, sans que de réelles différences entre eux aient pu être mises à jour.
La multiplication
des dosages, et notamment ladaptation à lusage pédiatrique
des vaccins ENGERIX B et HB VAX DAN permettent de réaliser des
économies sans diminution de lefficacité..
Les deux schémas
vaccinaux proposés (0-1-2-12) et (1-2-6), ont prouvé leur
efficacité et peuvent être envisagés en fonction
de la situation. Ces schémas ne sont sans doute pas définitifs.
Des efforts de recherche portent actuellement sur la réduction
du nombre dinjections par lutilisation de nouveaux adjuvants,
comme, par exemple, le VA 101.
Par ailleurs,
il convient de promouvoir des études épidémiologiques
appropriées pour explorer,
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Question qui
nous préoccupe : Sest-on soucié de létat
de santé dans le moyen et le long terme des sujets qui ont reçu
40 Ug soit 4 fois la dose administrée à dautres
sujets ? (même sil sagit du schéma vaccinal
0-1-6 ?
Notons que
le compte-rendu de cette évaluation clinique napparaît
quen 1997, après que plus de 20 millions de français
aient été vaccinés contre lhépatite
B.
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LA REVUE PRESCRIRE JUIN 1998 : Tome 18 N° 185 439-442. Résumé
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Deux rumeurs, reprises dans les médias grand public français, ont fait état de problèmes spécifiques concernant la vaccination contre lhépatite B : des réactions vaccinales à la suite de lutilisation du vaccin HB VAX DNA 10Ug/1ml dans le cadre de la vaccination systématique denfants en classe de sixième. , et surtout une toxicité neurologique particulière concernant lensemble des vaccins contre lhépatite B.
Laffaire
des « malaises » survenus chez des enfants dans les minutes
suivant linjection du vaccin HB VAX DNA 10 Ug :1ml remonte à
1995. Nous en avons déjà fait écho dans la revue
Prescrire.
Larme
la plus efficace contre les rumeurs est une information rigoureuse,
exhaustive et largement accessible à toutes les personnes concernées.
Il appartient aux autorités de santé de chaque pays de
publier régulièrement les travaux des commissions chargées
de la pharmacovigilance et les enquêtes épidémiologiques
quelles ont mises en uvre.
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« On vaccine, comme cela on est tranquille ! ». Des milliers et des milliers de français ont entendu cela entre 1994 et 1998, de la part des Médecins. « Eh bien, non pas du tout ! » En allant avant tout le monde vers une vaccination universelle, en voulant éradiquer lhépatite B de la planète, en voulant sauver la planète dun désastre de contamination par lhépatite B, alors que la maladie nest transmissible que par le sang et le sexe, on a sinistré la France. Dégradation de la démographie médicale, peut-on lire dans des revues professionnelles médicales, cest-à-dire que la santé de millions dindividus sest cruellement dégradée à un âge ou lon a ses pleines capacités (physiques et mentales) en labsence dune pathologie. Quel désastre ! Epidémie de fatigue chronique, épidémie de dépression, épidémie de troubles du sommeil, épidémie de troubles mentaux et tout cela dans un pays où en dehors dune vaccination répétée à trois reprises, et une quatrième à un an, chez des individus jeunes et en bonne santé (entre 12 ans et 50 ans) on ne voit pas bien quel phénomène extraordinaire a pu plonger la France dans une telle situation. Ne loublions pas ce geste était pratiqué pour prémunir, protéger chez des individus en bonne santé (puisquil sagissait de la protéger). Et même une nouvelle pathologie : le T.A.G. , le trouble anxiété généralisé -. Si lon se réfère à la définition de lanxiété « crainte dun danger imminent réel ou imaginaire ». Ce danger qui guette les patients nest pas imaginaire, car le risque pour un patient qui présente une fatigue des muscles respiratoires, cest lépuisement, la défaillance respiratoire. Ce danger nest nullement imaginaire. Et les patients nont que la parole pour exprimer cela. Donc Messieurs les Médecins vous étiez là pour inciter à la vaccination, pour pousser les seringues à plusieurs reprises, il va falloir être là pour progresser dans la vérité. Merci pour les patients. Plusieurs millions de jeunes à la dérive (en détresse , polyconsommateurs de drogues, alcool, prises de risques ). Comment allons-nous nous en sortir ? Qui va payer ? coût économique ( plusieurs millions de français en état de détresse). Coût humain : Quelle horreur ! Après que les infirmières aient payé le prix fort, ce sont les jeunes gens (pré-ado, adolescents et jeunes adultes). Nous pensons quil serait dans lintérêt du pays de reconnaître leur état de détresse comme consécutif à un acte de prévention, sinon, le malheur pourrait encore être plus grand quil ne lest aujourdhui. Vous nimaginez pas ce à quoi peut conduire la violence ! la violence du désespoir, la violence dune souffrance sans solution. Lorsque cette sensation diffuse doppression, dangoisse, de contrainte thoracique, denfermement, lorsque cet inconfort jamais ne vous lâche, plus rien ne compte à certains moments. Et nos politiques auront beau faire tous les efforts possibles et inimaginables pour que la vie soit douce et agréable (nous pensons aux efforts de verdure dans les villes et les villages, aux efforts de maintien de la tranquillité, de lordre par des postes de vigiles etc etc) Ce ne sont pas ces efforts-là qui vont apaiser la violence dun individu qui souffre en permanence dun dysfonctionnement neuromusculaire, qui létreint en permanence, lui crée un malaise diffus constant, dans le mépris général. On peut également mettre en route des campagnes de sensibilisation sur le Respect auprès des jeunes, les as t-on respectés lorsqu'on leur a inoculé les quatres doses du schéma vaccinal français, pour un produit qui s'est avéré neurotoxique pour l'organisme ? Constamment il est présenté aux français en modèle des artistes, que nous apprécions et respectons tous, qui ont le bel âge de 75, 83 ans. Mais ces personnes auraient reçu la dose de 3 vaccins, et un quatrième au douzième mois, à un jeune âge, nauraient pas réagi différemment des autres. Ils ont parcouru la vie sans pathologie neuromusculaire, et il y a encore peu on osait dire en pleine face à des individus que sils avaient mal réagi au vaccin, cétait probablement leurs facteurs génétiques qui étaient en cause. Mais quelle horreur ! Nous mettrons en ligne des témoignages dadultes , dindividus en activité professionnelle au moment de la vaccination hépatite B, et leur parcours . Le plus souvent pour eux les causes invoquées à leurs symptômes, à la dégradation persistante dune belle santé sont communes et nous dirons hélas presque banalisées : choc psychologique, la société, un tournant que lon ne prendrait pas bien alors quil est peu de pathologies physiquement aussi contraignantes et qui cependant ne reçoivent aucun traitement, aucun soulagement, aucun répit (en dehors dune perte de conscience). Pendant ce temps, lon ne nous dit pas combien de médecins se sont vaccinés eux-même contre lhépatite B. (avançons le chiffre de 5 % et encore). Eradiquer la détresse, la violence, cest ce dont il sagit maintenant : le premier pas est la reconnaissance, la vérité. Tout effet a une cause, et ici en loccurrence nous la connaissons cette cause. Merci pour les patients. (Nous utilisons le terme patient, alors quun patient subit des explorations ou reçoit un traitement. Ici en loccurrence, il sagit dindividus « en souffrance » et non de patients puisquils ne sont pris en charge pour aucune pathologie précise).
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